Caravane de sensibilisation dans le pays profond

Maroc: Lutte pour les droits de la femme:

Rabat, 9 juillet (apic) La Ligue Démocratique pour les Droits de la Femme marocaine (LDDF) vient d’achever une caravane de sensibilisation et de mobilisation de 15 jours en direction des régions pauvres et enclavées de l’intérieur du pays. Cette opération, la première de ce genre au Maroc, entre dans le cadre de la lutte contre la discrimination des sexes. Elle été axée sur les préoccupations majeures des femmes vivants dans les zones les plus reculées du pays.

L’éducation aux droits fondamentaux des femmes, la santé et l’éducation sont quelques unes des préoccupations principales des organisateurs de la caravane, qui s’est déroulée du 9 au 24 juin, dans un régions pauvres et analphabètes. Des femmes rencontrées durant le marathon, ont déclaré qu’au plan social, elles souffraient de plusieurs fléaux, telles que la répudiation, les violences conjugales, la polygamie, la méconnaissance de leurs droits. Leurs enfants n’ont pas de documents d’état civil.

Face à tous ces problèmes, la LDDF a annoncé l’ouverture, pendant l’automne, dans ces provinces, de Centres d’Information et d’Observation des Femmes Marocaines (CIOFEM). Ses activités permettront de mieux comprendre certains phénomènes sociaux spécifiques à ces régions déshéritées. Dans cette perspective, la LDDF a distribué des questionnaires pour recueillir les informations qui permettront de mieux orienter les actions futures du CIOFEM.

Quelque deux cents personnes représentants les différents domaines d’activités sociales ont participé à la caravane. Il s’agit de médecins (généralistes, gynécologues, pédiatres, dentistes, chirurgiens, etc …), d’enseignants, d’avocats, de journalistes.

Durant les deux semaines qu’elle a duré, plus de 5’000 personnes ont bénéficié gratuitement des services de membres de la caravane. La dizaine de médecins qui en faisait partie a effectué 1’356 consultations gratuites. Les avocats aussi ont fait 213 consultations juridiques. Des fournitures scolaires ont été distribués à 200 enfants pauvres.

Les féministes ont de tout temps réclamée la révision du code du statut personnel afin de donner à la femme «la place qu’elle mérite» dans la société, mais les islamistes s’opposent à ce projet, estimant qu’il «menace les valeurs de la religion musulmane.

(apic/ibc/sk/pr)

9 juillet 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Temps de lecture : env. 1  min.
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