La sorcellerie à l’origine d’émeutes

Mélanésie: Violences au Vanuatu

Port Vila, 15 avril 2007 (Apic) Les violences ethniques, qui ont entraîné l’instauration de l’état d’urgence en mars au Vanuatu, ont révélé la persistance des pratiques de sorcellerie en Mélanésie.

Un sorcier, accusé d’avoir tué une femme en lui jetant un sort, est en effet à l’origine des heurts. Les pratiques de sorcellerie sont encore courantes, dans ce petit archipel de 200’000 habitants du sud-ouest de l’océan Pacifique, à 1750 km à l’est de l’Australie. La police a lancé une opération baptisée .»Magie noire» pour rétablir l’ordre à Port-Vila, la capitale, où afflue un nombre croissant d’habitants des îles reculées.

Dans cette partie du monde, la sorcellerie fait partie de la vie quotidienne. On la nomme «nakaimas» au Vanuatu et «puri puri» en Papouasie Nouvelle-Guinée et aux îles Salomon. «Magie blanche» quand il s’agit de guérir ou de séduire l’aimé, elle devient «magie noire» quand elle est destinée à tuer ou blesser quelqu’un. Les moyens manquent pour réprimer ces pratiques. Et si des cas finissent devant un tribunal, personne n’a jamais été condamné, déplore un commissaire de police de Vanuatu. (apic/ag/vb)

15 avril 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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