l’impérieux devoir d’aider les familles fragilisées
Message de Carême du pape: (010294)
Rome, 1erfévrier(APIC) «Nul ne peut être rejeté au nom de sa différence,
de sa fragilité ou de sa pauvreté»: rappelle le pape Jean-Paul dans son
message pour le Carême, publié mardi à Rome. Pour 1994, Année internationale de la Famille «que la communauté chrétienne accueille avec joie», le pape a choisi un thème de circonstance: «La famille est au service de la charité, la charité est au service de la famille».
En tant que «premier lieu privilégié de l’éducation et de l’exercice de
la vie fraternelle», la famille nous apprend «l’attention, l’accueil et le
respect de l’autre», elle invite au partage et éveille le sens de la solidarité, écrit le pape.
La famille connaît aussi, hélas, des difficultés liées à la pauvreté qui
«touche un nombre toujours croissant de nos frères, anéantit leur dignité
d’hommes et défigure l’humanité tout entière», poursuit le pape. Et de citer le manque du minimum vital, un minimum qui devrait permettre «une
croissance physique et psychique normale et une scolarité régulière à laquelle chacun a droit». Jean Paul II a en outre rappelé les difficultés de
logement, le chômage qui appauvrit «des franges entières de la population»,
les femmes seules face aux besoins de leurs enfants, les jeunes attirés par
la drogue, l’alcool ou la violence.
Jean-Paul II constate aussi «une croissance des épreuves psychologiques
et relationnelles», débouchant quelquefois sur «l’éclatement du noyau familial», le refus de l’enfant à naître, l’exploitation honteuse des plus jeunes. Des personnes âgées et handicapées qui «ne sont pas économiquement
rentables» sont rejetées dans une extrême solitude et se sentent de trop.
D’autres sont déplacés à cause de leur race, de leur culture ou de leur religion.
«Les chrétiens et les hommes de bonne volonté ont le devoir de soutenir
les familles en difficulté», insiste le pape, en invitant chacun à partager, «puisque la terre et ses richesses appartiennent à tous», et à «transformer ses comportements et ses modes de consommation».
Jean-Paul II adresse enfin un appel aux communautés diocésaines et paroissiales, aux dirigeants des nations et à tous ceux qui sont impliqués
dans les politiques économiques, afin que chacun à son niveau réponde au
«devoir impérieux d’aider les familles les plus fragilisées». (apic/sv/pr)



