Message du cardinal Arinze aux bouddhistes pour la fête du Vesakh.

Rome, 4 mai 2000 (APIC) C’est en expliquant aux bouddhistes le sens des cérémonies du grand jubilé de l’an 2000 que le cardinal Francis Arinze, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, leur a offert cette année ses voeux pour la fête du Vesakh, la plus importante du bouddhisme.

Publiée le 4 mai 2000, la lettre du cardinal nigérian s’adresse spécialement aux bouddhistes de la tradition Theverada (ou Theravâda), la plus rigoureuse par rapport à l’enseignement de Bouddha. Ceux-ci se trouvent au Sri Lanka, en Thaïlande, au Cambodge, au Laos et en Birmanie, et c’est dans leur tradition que le Vesakh est fêté avec le plus de solennité, le jour de la plein de lune du VIème mois lunaire, par des cérémonies et des processions autour des temples.

Ce jour-là sont commémorées la naissance, «l’illumination», et la mort de Bouddha, à savoir son entrée définitive dans le «nirvana». Ces mêmes événements sont en revanche célébrés séparément, et à des époques différentes de l’année, dans la tradition du bouddhisme Mahayana, répandu quant à lui en Chine, au Japon et en Corée.

Pour le cardinal Francis Arinze, la fête du Vesakh de l’an 2000 est l’occasion de parler du Christ puisque sa naissance est à l’origine du calendrier qui annonce le nouveau millénaire. Le président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux explique donc aux bouddhistes que «pour les chrétiens le Christ est davantage qu’un bodhisattva», à savoir un «être de sagesse» parvenu à l’illumination du «nirvana», mais ayant choisi de se réincarner. «En Lui, Dieu se manifeste à l’humanité, affirme-t-il. Il est, de tous, l’unique Sauveur».

«Le commencement de ce nouveau millénaire est une bonne occasion pour toutes les traditions religieuses, prises individuellement ou ensemble, de faire le point sur le passé et de regarder vers le futur avec une vigueur renouvelée», estime encore le cardinal Arinze.

«Alors que nous entrons dans le nouveau millénaire, conclut-il, nous, chrétiens et bouddhistes, avec les croyants des autres religions et avec tous les hommes et les femmes de bonne volonté, nous avons quelque chose à recevoir du message de Jésus. Un message de compassion et de pardon, de charité et de fraternité, de justice et de paix». (apic/imed/pr)

4 mai 2000 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!