Rome: «Le monde a besoin de tendresse», assure le pape lors de la nuit de Noël
Messe de minuit à Saint-Pierre
Rome, 25 décembre 2014 (Apic) «Combien le monde a besoin de tendresse aujourd’hui!» s’est exclamé le pape François à l’occasion de la messe de Noël au Vatican, dans la nuit du 24 au 25 décembre 2014. Célébrant la messe dans une basilique Saint-Pierre comble, le pape a aussi assuré que les «gens simples» avaient vu la lumière du Christ, mais pas «les arrogants, les orgueilleux, ceux qui établissent les lois selon leurs propres critères personnels», ou encore «ceux qui assument des attitudes de fermeture».
Dans son homélie, le pape a ainsi évoqué à la fois la «patience de Dieu» à l’égard des hommes, sa «proximité» et sa «tendresse». L’enfant de la crèche, a assuré le pape devant des milliers de fidèles, «est l’humilité de Dieu porté à l’extrême» et «une lumière qui pénètre et dissout l’obscurité la plus dense».
La lumière perce l’obscurité
«Le cours des siècles a été marqué par des violences, des guerres, la haine et des abus, a relevé le pontife, mais Dieu, qui avait placé ses propres attentes en l’homme fait à son image et à sa ressemblance, attendait». «Il a continué à attendre avec patience face à la corruption des hommes et des peuples», a encore expliqué le pape, assurant qu’au long du chemin de l’histoire, «la lumière qui perce l’obscurité nous révèle que Dieu est Père et que sa patiente fidélité est plus forte que les ténèbres et la corruption».
Face à l’Enfant Jésus déposé dans une mangeoire, le pape François a invité les fidèles à «réfléchir»: «Comment accueillons-nous la tendresse de Dieu?» ; «Est-ce que je permets à Dieu de m’aimer?», ou encore «avons-nous le courage d’accueillir avec tendresse les situations difficiles et les problèmes de celui qui est à côté de nous, ou bien préférons-nous les solutions impersonnelles, peut-être efficaces mais dépourvues de la chaleur de l’Evangile?»
Et incarnatus est
Lors de cette deuxième messe de Noël du pontificat du pape François, le traditionnel chant du Credo en grégorien a été coupé par l’Et incarnatus est de la Messe en do mineur de Mozart, interprété par la soprano israélienne Chen Reiss. Le pape lui-même avait confié durant l’été 2013 que ce morceau était à ses yeux «indépassable». «Il te conduit à Dieu», disait le nouveau pontife dans un entretien aux revues jésuites.
Avec les chrétiens d’Orient
Avant de célébrer la messe de Noël, le pape François avait appelé des réfugiés dans le camp d’Ankawa, près d’Erbil, dans le Kurdistan irakien. «Vous êtes comme Jésus la nuit de son Noël: il n’y avait pas de place pour lui, il a été chassé et il a dû fuir en Egypte pour se sauver», a notamment déclaré le pape lors de cette conversation retransmise sur la chaîne catholique italienne TV2000.
La veille, le pape avait adressé une longue et attachante lettre aux chrétiens d’Orient. Il y avait redit son souhait de se rendre dans la région, appelant également l’ensemble des responsables religieux à une condamnation sans équivoque du terrorisme islamique. (apic/imedia/ami/pp)




