Mesures drastiques pouvant aller jusqu’à l’excommunication
Inde: Une Eglise presbytérienne de l’Inde entend «discipliner» les homosexuels
New Delhi, 14 juin 2010 (Apic) Une Eglise presbytérienne de l’Inde entend «discipliner» les homosexuels, par une série de mesures qui pourrait aller jusqu^à l’excommunication.
L’Eglise presbytérienne de l’Etat du Mizoram, dans le nord-est de l’Inde, affirme vouloir désormais «discipliner» les homosexuels en les empêchant de prendre part à d’importants rituels d’Eglise. Elle considère que l’homosexualité va à l’»encontre du christianisme».
Le Comité exécutif du Synode de l’Eglise presbytérienne du Mizoram a décidé début juin que l’Eglise ne tolèrerait en aucune manière l’homosexualité et qu’elle pourrait aller jusqu’à excommunier des homosexuels.
«Notre Eglise disciplinera ces gens et ils ne seront pas autorisés à prendre part aux sacrements», a déclaré le 11 juin à ENInews le pasteur C. Rosiama, un responsable de l’Eglise et ancien modérateur de l’Eglise presbytérienne de l’Inde.
L’Eglise presbytérienne de l’Inde est composée de huit Synodes d’Eglise indépendants, tous situés dans la région du nord-est du pays, coincée entre le Bangladesh, le Bhoutan, la Chine et le Myanmar, et reliée au reste de l’Inde par une étroite bande de territoire.
Le pasteur Rosiama a précisé que le Synode du Mizoram a décidé que les homosexuels vivant en couple ne seraient pas excommuniés. Cependant, puisqu’un tel comportement va à l’encontre des «principes du christianisme», le Synode a décidé que ces personnes se verraient refuser l’accès à des positions au sein de l’Eglise et qu’elles ne seraient pas autorisées à prêcher, même si elles sont ordonnées. «L’homosexualité est une licence pour l’immoralité et nous ne pouvons pas l’approuver», a ajouté le pasteur Rosiama.
Le Synode avait déjà abordé la question en décembre 2009, car les délégués de l’Eglise estimaient que la politique actuelle de l’Eglise était trop laxiste envers les homosexuels. L’annonce de l’Eglise du Mizoram est intervenue peu de temps après un «mariage gay» dans l’Etat voisin du Manipu. (apic/eni/pr)



