Mettre fin au cycle de la violence
République Centrafricaine : Le cardinal Filoni assure que seul «le dialogue» peut ramener la paix
Rome, 5 janvier 2013 (Apic) Le cardinal Filoni, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples a envoyé un message «de proximité et de solidarité» aux évêques et aux fidèles de République Centrafricaine (RCA), a indiqué l’agence vaticane Fides le 4 janvier 2013. Alors qu’une coalition de groupes rebelles, la ’Séléka’, a pris le contrôle d’une grande partie de ce pays désormais en proie à des violences et à des pillages, le cardinal Fernando Filoni y assure que le dialogue est le seul moyen efficace pour le rétablissement d’une paix durable.
«La Congrégation pour l’évangélisation des peuples, écrit le chef de ce dicastère, suit avec une attention particulière la situation qui prévaut dans votre pays». «Préoccupée par la tournure qu’ont prise les événements ces derniers jours, elle vous exprime sa proximité spirituelle et vous invite à garder l’espérance de paix que vient d’apporter à l’humanité entière l’enfant de Bethléem, Jésus, l’Emmanuel».
«La paix n’est pas un rêve, ce n’est pas une utopie : elle est possible», assure le préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples en citant le récent Message de Benoît XVI pour la Journée mondiale de la paix 2013.
Le peuple centrafricain n’a que trop souffert
Le cardinal Filoni assure religieux et fidèles de ses «prières pour les victimes de cette situation de violence et pour leurs familles». Puis il en appelle «au sens de responsabilité des uns et des autres pour qu’à travers le dialogue, seul moyen efficace pour le rétablissement d’une paix durable, ils mettent fin à ce cycle de violences qui ne fait qu’accroître la misère de ce peuple qui n’a que trop souffert».
Le gouvernement du président Bozizé a récemment perdu le contrôle d’une grande partie de la RCA. La Séléka, une coalition entre les milices anti-gouvernementales qui s’est emparée de villes du Nord et de l’Est du pays, se trouverait désormais aux portes de la capitale, Bangui. La Séléka accuse le gouvernement d’être revenu sur des accords de paix de 2007-2008 rendant obligatoire le paiement des rebelles de la guérilla et leur intégration dans l’armée nationale. Certains résidents de Bangui sont en train de fuir le pays par crainte d’une offensive rebelle alors que le prix des produits alimentaires de base a augmenté dans la capitale de cette ancienne colonie française.
La France, pour sa part, a appelé les parties en conflit à répondre «sans délai» à l’invitation de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC) à entamer des pourparlers de paix prévus à Libreville la semaine prochaine. (apic/imedia/ami/mp)



