Déception de deux des victimes supposées du prélat

Mexico: La sanction du Vatican contre le Père Maciel ne répare pas le mal

Mexico, 21 mai 2006 (Apic) La sanction prise à l’encontre du fondateur des «Légionnaires du Christ», Marcial Maciel, accusé d’abus sexuels, ne répare pas le mal causé aux abusés, ont indiqué à Mexico deux victimes supposées du prélat. «La sanction annoncée par le Vatican ne répare pas le mal infligé durant des dizaines d’années à quelques 200 enfants».

Le Vatican a demandé vendredi au Père mexicain Marcial Maciel, 85 ans, fondateur des «Légionnaires du Christ» et accusé de pédophilie, d’abandonner toutes ses responsabilités dans cette congrégation proche du Vatican. Le Vatican renonce «à tout procès canonique et invite le père à une vie discrète de prière et de pénitence, renonçant à tout ministère public», indiquait vendredi un communiqué de la salle de presse du Saint-Siège.

«D’une part la sanction est très grave, et de l’autre trop faible, car, en lui interdisant de célébrer la messe, on ne répare en rien les maux incroyables infligés», a déclaré à José Barba, un ex-légionnaire qui avait porté l’affaire à Rome, cité par l’Agence France presse. Selon lui, «il importe beaucoup plus à l’Eglise l’opinion de beaucoup de gens qui envoient beaucoup d’argent au Vatican et qui sont très puissants».

Jose Barba, âgé aujourd’hui de 69 ans et professeur de politique internationale, est l’une des dix victimes qui ont décidé en 1998 de révéler les abus sexuels qu’ils avaient subis alors qu’ils étudiaient dans les années 50 dans un séminaire en Italie dirigé par Marcial Maciel. Ce dernier a toujours récusé ces accusations. (apic/ag/pr)

21 mai 2006 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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