Selon la presse mexicaine, pour le cas d’un prêtre pédéraste
Mexico: Le cardinal Norberto Rivera entendu durant 9 heures par un tribunal américain
Mexico, 9 août 2007 (Apic) Le cardinal Norberto Rivera Carrera, archevêque de Mexico, a été entendu durant 9 heures par des représentants d’un tribunal américain de Los Angeles sur une affaire d’abus sexuel de mineurs commis par un prêtre mexicain.
Il s’agit, selon la presse mexicaine de jeudi, de l’affaire du Père Nicolas Aguilar Rivera, un prêtre accusé d’avoir abusé sexuellement 86 mineurs dans la ville mexicaine de Tehuacan (Etat de Puebla) mais également en Californie. Il aurait été, selon les plaignants, protégé par des responsables de l’Eglise.
Le cardinal mexicain, à la tête de l’un des plus grands diocèses du monde (7 millions de fidèles), a comparu de manière volontaire devant des représentants de la Cour supérieure de Los Angeles durant la journée de mercredi. Selon l’agence de presse américaine AP, le prélat et ses avocats n’ont pas fait de commentaires aux reporters et aux photographes qui les attendaient devant les bureaux de l’archevêché de Mexico.
En septembre 2006, le Conseil épiscopal de l’archevêché de Mexico avait publié une déclaration dans laquelle ses membres se disaient «profondément consternés par les accusations graves et injustes» visant le cardinal archevêque de Mexico. Elles étaient lancées par l’association nord-américaine Réseau des personnes abusées par des prêtres (SNAP, «Survivors Network of those Abused by Priests») et par Joaquin Aguilar, l’une des victimes qui a porté plainte. L’accusation reprochait au cardinal de «conspirer internationalement pour couvrir des prêtres accusés de pédérastie, de manière particulière le Père Nicolas Aguilar Rivera».
L’Eglise catholique «ne protège ni ne protégera des pédérastes»
Dans leur lettre ouverte, les membres du Conseil épiscopal relevaient que la «diffamation et la calomnie lancées par des groupes obscurs et ennemis de l’Eglise ne sont pas encore des preuves».
A la même date, le Père Hugo Valdemar Romero, directeur de l’office de communication sociale de l’archevêché de Mexico, relevait que le cardinal Norberto Rivera Carrera «en aucun moment n’a couvert le Père Nicolas Aguilar, ni n’a participé à un quelconque complot pour donner asile au Mexique à des prêtres délinquants accusés d’abus sexuels». Depuis l’automne dernier, cette affaire est évoquée dans les médias mexicains.
Au sortir de la séance de mercredi, le porte-parole de l’archevêché de Mexico, le Père Hugo Valdemar, a assuré que le cardinal Rivera Carrera était innocent des accusations portées contre lui et que l’Eglise catholique «ne protège ni ne protégera des pédérastes». L’archidiocèse a précisé dans un communiqué qu’il s’agissait de la part du cardinal d’une «déclaration volontaire» pour donner des détails sur la déclaration faite par écrit en février dernier à propos de la supposée «couverture» qui aurait été donnée au Père Aguilar Rivera, accusé d’avoir abusé sexuellement de près de 90 enfants au Mexique et aux Etats-Unis.
Jeudi, les représentants du tribunal de Californie devaient entendre l’évêque de Tehuacan, Mgr Rodrigo Aguilar, responsable du diocèse où se sont passés une partie des abus sexuels. (apic/archev/ap/be)



