Rome: Exhortation apostolique, présent de Benoît XVI aux évêques du Bénin
Mgr Eterovic dévoile les principaux axes du texte
Rome, 18 novembre 2011 (Apic) Mgr Nikola Eterovic, secrétaire général du Synode des évêques, a dévoilé dans «L’Osservatore Romano» du 17 novembre 2011 quelques axes de l’Exhortation apostolique «Africae munus», fruits des travaux du 2e Synode pour l’Afrique organisé en octobre 2009. Benoît XVI remettra symboliquement le texte aux évêques africains, le 20 décembre à Cotonou, au Bénin.
L’Exhortation apostolique «Africae munus» (l’engagement de l’Afrique), publiée le 19 novembre, se félicite des progrès notables en matière de dialogue œcuménique. Ce dernier est important dans le Continent noir «pour rendre les chrétiens plus crédibles dans l’annonce de la Bonne nouvelle». Il fait aussi référence «au dialogue interreligieux, surtout avec les religions traditionnelles africaines et l’islam», indique le prélat croate.
Le document pontifical constate que, «malheureusement, il existe des difficultés non seulement avec beaucoup de sectes et de mouvements syncrétistes, mais aussi avec ce que l’on appelle les Eglises autochtones chrétiennes».
La politique et la santé
Le document s’adresse aussi «aux responsables du destin social et politique de l’Afrique». Il invite les chrétiens laïques à «bien se former et s’engager dans le domaine social et politique, en collaboration avec des hommes de bonne volonté», afin de gérer les affaires publiques et le bien commun de façon professionnelle, honnête et désintéressée. A l’inverse, ils ne doivent pas œuvrer en fonction «d’intérêts personnels ou de groupes».
L’Exhortation apostolique post-synodale «fournit des critères clairs pour un bon gouvernement des Etats». Elle appelle «au respect de la Constitution, aux élections libres, à l’administration transparente, à la préservation des biens fondamentaux comme la terre et l’eau». Il est souhaité que «l’exploitation des grandes richesses du continent serve au développement intégral de tous les Africains».
Le texte traite aussi de l’action de l’Eglise dans le domaine de l’éducation et de la santé, qu’il s’agisse de «la lutte contre le fléau de l’analphabétisme» ou contre «les grandes pandémies: la tuberculose, le sida et la malaria».
Appel au monde entier
Le document renvoie également la communauté internationale devant ses responsabilités. Il est question de «mondialisation de la solidarité, garantie de la justice et de la paix, dans la mesure où l’abondance des uns devrait pallier le manque des autres».
Le texte propose «le principe de subsidiarité» dans le contexte africain. Il rappelle «le primat des personnes et des corps intermédiaires», que l’Etat ne doit en aucun cas remplacer. En conformité avec la doctrine sociale de l’Eglise, explique Mgr Eterovic dans «L’Osservatore Romano», le document pontifical souligne que «la charité va au-delà de la justice distributive». «Les défis de la faim, de la pauvreté, des pandémies, du sous-développement interpellent l’Eglise, mais aussi tous les hommes de bonne volonté du monde entier». (apic/imedia/cp/ggc)



