Liechtenstein: Le prince veut renouveler les relations Eglise-Etat
Mgr Haas ne célèbre pas la messe pour la fête nationale
Vaduz, 16 août 2011 (Apic) Les relations entre l’Eglise et l’Etat dans la principauté du Liechtenstein doivent être «démêlées», a déclaré le prince Alois à l’occasion de la fête nationale du 15 août.
Pour la première fois, l’archevêque de Vaduz, Mgr Wolfgang Haas, n’a pas célébré la traditionnelle messe sur la Schlosswiese où se déroulent les manifestations de la fête nationale. Le fait de renoncer à dire cette messe montre que le temps est venu de régler de manière différente les relations entre l’Eglise et l’Etat, a souligné le prince.
La disposition constitutionnelle qui fait de l’Eglise catholique l’Eglise nationale du Liechtenstein remonte à 1921. A l’époque la population était presque exclusivement catholique et la conception des relations Eglise-Etat étaient différentes. Mais surtout depuis le concile Vatican II, on s’efforce partout de renoncer aux relations trop étroites entre l’Eglise et l’Etat a expliqué le prince. Si les relations doivent être «démêlées», cela ne signifie pas pour autant une totale séparation entre l’Etat et les confessions religieuses. L’Etat a intérêt à reconnaître et à associer les communautés religieuses dans le processus de décision et la contribution des Eglises sur les questions socio-politiques est importante, a estimé le prince.
De son côté Mgr Haas avait déjà déclaré à mi-juin vouloir renoncer à la célébration de la messe officielle de la fête nationale. Cette «mise en scène» sur la Schlosswiese ne correspond plus à la situation politique et sociale actuelle et conduit plutôt à sa dégradation, avait expliqué l’archevêque. Mgr Haas souhaiterait voir les rapports Eglise-Etat réglés par un accord entre le Vatican et la principauté du Liechtenstein. (apic/job/mp)



