Mgr Karl-Josef Rauber, un diplomate de haut niveau qui vient tout juste de fêter ses 63 ans, aura été nonce apostolique en Suisse tout juste quatre ans. Nommé en mars 1993 – en plein milieu des turbulences de l’ pour succéder au nonce apostolique en Suisse Mgr Edoardo Rovida, déplacé à Lisbonne, Mgr Rauber avait pris ses fonctions en mai 1993. Les observateurs notent que c’était le premier nonce en Suisse de langue maternelle allemande et surtout le premier à avoir été capable de comprendre en profondeur la complexité et la diversité des mentalités de ce petit pays aux particularismes prononcés.
Mgr Karl-Josef Rauber, un diplomate de haut niveau
Un bon connaisseur de la complexité suisse
Pour cet ancien président de l’Académie Pontificale Ecclésiastique, une institution chargée de préparer des ecclésiastiques au service diplomatique du Saint-Siège, les remous qui agitent l’Eglise en Suisse ne sont pas inconnus. Sur proposition de la Conférence des évêques suisses, le pape Jean Paul II le désignait en juin 1991 comme délégué pontifical pour examiner la situation dans le diocèse de Coire, profondément divisé par la présence à l’évêché de Mgr Wolfgang Haas. Une affaire qui avait déjà débordé depuis longtemps les frontières diocésaines et nationales.
Durant l’été 1991, Mgr Rauber allait dépouiller une foule de documents et rencontrer quelque 500 personnes de tous bords. Son analyse avait servi de base à la nomination de deux évêques auxiliaires chargés d’épauler Mgr Haas à Coire. Une mission qui allait s’avérer quasi-impossible, ainsi que l’a ouvertement déclaré l’an dernier Mgr Paul Vollmar, évêque auxiliaire, dans une interview publiée par la revue allemande . Il s’y prononçait pour le remplacement de Mgr Haas à la tête du diocèse. La Conférence des évêques suisses, le 5 décembre dernier, franchissait un pas décisif en déclarant la situation de Coire et réclamant des et des . (apic/be)




