Vatican: Selon un évêque italien, le pape François devrait signer l’Encyclique sur la foi de Benoît XVI
Mgr Martella relève que Benoît XVI va mieux
Rome, 24 mai 2013 (Apic) Le pape François devrait signer l’Encyclique sur la foi qu’achève en ce moment Benoît XVI. Le Saint-Père souhaite en outre en publier une sur la pauvreté. Ces révélations sont autant de confidences faites par Mgr Luigi Martella, un évêque des Pouilles venu récemment au Vatican en visite Ad limina. Ce dernier rapporte également que Benoît XVI va «nettement mieux».
Dans sa revue diocésaine, Mgr Luigi Martella, évêque de Molfetta, fait ainsi le récit de sa rencontre avec le pape François, le 13 mai dernier. Fort de cette expérience «inoubliable», le prélat assure que l’ancien archevêque de Buenos Aires est «un homme extraordinaire, y compris dans sa désarmante simplicité», un homme «très courageux, aimable, mais conscient de sa fragilité». Il confie avoir lu dans ses yeux «la stupeur et la surprise, la douceur et l’amabilité, l’humilité et la paternité».
Mgr Martella révèle qu’au cours d’une audience de près d’une heure et demie, le pontife a confié aux évêques des Pouilles que «Benoît XVI est en train de terminer d’écrire l’Encyclique sur la foi qui sera signée par le pape François». Dès lors, il n’est pas impossible que ce texte sorte au moment de la conclusion de l’Année de la foi voulue par Benoit XVI, à l’automne prochain.
C’est la première fois qu’un pape émérite aura rédigé un texte magistériel de son successeur. Il est cependant déjà arrivé que des papes s’appuient sur un travail initié par leurs prédécesseurs. Ainsi, l’Encyclique «Deus caritas est» (2005) de Benoît XVI avait été souhaitée par Jean Paul II et partiellement préparée par un dicastère de la curie. A l’inverse, l’Encyclique «Mit brennender Sorge» (1937) de Pie XI contre le fascisme et le nazisme avait été préparée par son successeur Pie XII qui n’était encore que le cardinal Pacelli, secrétaire d’Etat et ancien nonce à Munich.
Bienheureux les pauvres
«Le pape François entend ensuite lui-même préparer sa première Encyclique sur les pauvres : «Beati pauperes», explique encore le prélat italien selon lequel le pape a précisé qu’il aborderait la question de la pauvreté non pas dans un sens idéologique et politique, mais dans un sens évangélique.
Devant lui, rapporte encore le prélat italien, le pape François a parlé de Benoît XVI avec beaucoup de tendresse, de son impressionnante mémoire, confiant aussi qu’il l’avait trouvé «physiquement éprouvé» lors de leur première rencontre à Castel Gandolfo, le 23 mars dernier. «Désormais, il va nettement mieux», a encore confié le pape François à propos de son prédécesseur désormais retiré au monastère Mater Ecclesiae, dans les jardins du Vatican.
Enfin, l’évêque de Molfetta donne quelques détails sur les journées du pape François, qui a pris ses quartiers à la Maison Sainte-Marthe. Le pontife se lève ainsi à 4h30 et se couche vers 22h30. Au fil de la journée, le pape François, après la messe de 7h00 avec des employés du Vatican, rejoint le Palais apostolique vers 10h00 pour les audiences avant de rentrer déjeuner vers 13h00 ou 13h30. Après un bref temps de repos, il se remet au travail et, à 19h00, passe une heure en prière dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe. Il dîne à 20h00 et rejoint sa chambre à 21h00. (apic/imédia/ami/cw)



