Vatican

Mgr Paglia: l'innovation numérique doit être au service de l'humain

L’innovation numérique et le progrès technologique doivent contribuer au développement humain, demande Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la vie, dans un article publié le 11 mai 2020 dans le magazine spécialisé Nature Machine Intelligence.

L’anthropologie chrétienne, parce qu’elle est fondée sur l’intelligence et le libre-arbitre, est fondamentalement confiante face à l’innovation, soulignent d’emblée Mgr Paglia et les sept signataires de ce texte baptisé ‘Contributions de l’Eglise catholique aux réflexions éthiques dans la sphère digitale’. Ils rappellent néanmoins la nécessité d’une éthique en matière d’intelligence artificielle.

L’innovation numérique et le progrès technologique doivent contribuer au développement humain et bénéficier tout particulièrement aux «laissés-pour-compte», demandent-ils. Le respect de l’environnement doit encore être valorisé dans ce secteur.

L’Académie pontificale pour la vie encourage également la coopération mondiale dans ce domaine, une coopération qui doit, selon les chercheurs, prendre en considération le point de vue des religions. La participation de l’Eglise à ce débat est un défi, estiment-ils, et peut favoriser une nouvelle alliance faite de voix diverses. Car même s’il existe un débat, il n’y a qu’une famille humaine.  

‘L’Appel de Rome’

Les signataires rappellent également que le 28 février dernier, un document intitulé ›Appel de Rome pour une éthique de l’intelligence artificielle’ avait été signé au Vatican. Ce document demandait la mise en place de critères internationaux pour prendre en compte les risques que comporte ce type de technologie. Parmi les signataires, outre Mgr Paglia, figuraient le directeur de la FAO, le président de Microsoft, le vice-président d’IBM et le président du Parlement européen, Antonio Tajani.

Les nouvelles technologies ne sont pas des instruments neutres, avait déclaré le pape lors de la signature de ce document, car elles «façonnent le monde et engagent les consciences au niveau des valeurs». C’est pourquoi, il faut mener une action éducative plus large que celle qui existe pour le moment afin de «persévérer dans la recherche du bien commun». Il est nécessaire de «créer des corps sociaux intermédiaires pour assurer «la représentation de la sensibilité éthique des utilisateurs et des éducateurs», avait-il demandé. (cath.ch/imedia/cg/bh)

Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la vie. | © Catt.ch
11 mai 2020 | 18:16
par I.MEDIA
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