Cameroun : Nouveau Grand Chancelier à l’Université catholique d’Afrique centrale

Mgr Victor Tonye Bakot a reçu le feu vert du Vatican

Yaoundé, 13 janvier 2010 (Apic) Mgr Victor Tonye Bakot, archevêque de Yaoundé, capitale du Cameroun, a été élu nouveau Grand Chancelier des ordres académiques de l’UCAC (Université catholique d’Afrique centrale), basée dans sa ville. Le Grand Chancelier est élu par l’ACERAC (Association des conférences épiscopales régionale d’Afrique centrale) parmi les évêques de la Conférence épiscopale du Cameroun, détenteurs d’un doctorat canonique, pour une durée de trois ans renouvelable deux fois consécutivement. Cette élection doit est confirmée par la congrégation pour l’Education catholique.

Le préfet de la congrégation n’a pas trouvé «d’objection» à l’application des statuts de l’ACERAC, élisant Mgr Victor Tonye Bakot au poste. L’ACERAC regroupe les Conférences nationales épiscopales du Tchad, de la République Centrafricaine, du Congo, du Gabon, de Guinée Equatoriale, et du Cameroun. Selon Mgr Bakot, Mgr Timothée Modibo, évêque de Franceville et président de l’ACERAC lui officiellement notifié son élection, après le feu vert du préfet de la congrégation.

Mgr Bakot succède au cardinal Christian Tumi, à la retraite depuis le 11 janvier, qui a été Grand Chancelier de l’UCAC pendant près de 18 ans. «Il a abattu un travail remarquable. Je vais continuer son action, (…), je voudrais particulièrement qu’on préserve le label de qualité qui justifie la création de notre Université, en cherchant à promouvoir la recherche et les produits de la recherche, en recrutant des enseignants de qualité, en mettant en pratique l’éthique qui est une spécificité de notre ordre d’enseignement», a souligné le nouveau Grand Chancelier. «Je souhaite entretenir un dialogue constructif avec tous et encourager la vie associative des étudiants», a-t-il ajouté, notant un autre défi: celui de l’équivalence des diplômes délivrés par l’Université catholique.

L’UCAC est appelée à se développer. Elle est déjà présente à Pointe-Noire, au Congo Brazzaville, à travers son institut de technologie premier cycle, le second cycle se trouvant à Douala, au Cameroun. Elle compte ouvrir à Libreville, au Gabon, un institut de médecine, et à Bangui, en République centrafricaine, une faculté d’agronomie. Pour Mgr Victor Tonye Bakot, il serait opportun qu’elle s’ouvre à l’extérieur, par des jumelages avec des universités d’Amérique du Nord, d’Europe et d’Asie. (apic/ibc/bb)

13 janvier 2010 | 12:01
par webmaster@kath.ch
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