Beaucoup de défis à relever

Miami: Désintérêt grandissant pour l’Eglise catholique en Amérique du Nord et Latine

Miami, 4 mars 2003 (Apic) L’Eglise catholique en Amérique du Nord et Amérique Latine voit son déclin se généraliser. C’est l’amer constat établi à l’issue de la rencontre des représentants des conférences épiscopales du Canada, des Etats-Unis et d’Amérique latine, qui s’est tenue du 25 février au 1er mars à Miami.

Le Canada, et surtout le Québec, est la région des Amériques la plus touchée. L’Eglise catholique ne s’est toujours pas remise de sa chute, brutalement advenue dans les années soixante. Aujourd’hui la pratique des moins de quarante ans est quasi-inexistante et l’Etat comme l’opinion publique ont délaissé l’institution ecclésiastique. Récemment, certains gouvernements provinciaux ont éliminé les fonds d’Etat pour écoles catholiques. En outre, un mouvement a été lancé l’année dernière pour appeler le «sapin de Noël», «sapin des vacances», afin de ne pas heurter la sensibilité des non-chrétiens.

Aux Etats-Unis, pays qui se plait à afficher jusque sur les billets de banque sa foi en Dieu, 50% de la population n’a en réalité pas d’affiliation religieuse déclarée. L’Eglise catholique doit en fait son importante population à la forte immigration latino-américaine. Symptôme de la faible influence de l’enseignement de l’Eglise: un mariage sur deux finit par un divorce.

Même en Amérique Latine, traditionnel bastion de la catholicité, les évêques constatent un éloignement progressif des fidèles de la vie paroissiale. Ils déplorent que de plus en plus de baptisés vivent leur religion à leur manière. Le Nouvel Age et les sectes évangélistes rencontrent par contre un succès grandissant. Pour les évêques des Amériques, ces constats sont autant de défis à relever, ont-ils estimé en conclusion de leur rencontre. (apic/cns/sh)

4 mars 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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