Unité paramilitaire contrôlée par l’armée: un goût de déjà vu
Mindanao: L’armée des philippines soupçonnée de l’assassinat de 4 membres d’une ONG
Davao, 29 avril 2002 (APIC) Des chrétiens et des responsables philippins d’ONG ont sérieusement mis en doute la thèse de l’armée selon laquelle, le 5 avril dernier, Benjaline Hernandez et les trois personnes qui l’accompagnaient ont été tuées lors d’un accrochage entre les forces armées et des membres de la guérilla communiste.
Selon le Père Fausto Tenorio, prêtre de l’Institut pontifical des Missions étrangères (PIME) et directeur du Tribal Filipino Program for Community Development, à Davao City, il est fort probable qu’une unité paramilitaire, contrôlée par l’armée, soit le véritable et seul responsable de ces quatre assassinats.
Benjaline Hernandez, âgée de 22 ans, était étudiante à l’université jésuite Ateneo de Davao où elle était associée au journal étudiant local. Secrétaire générale à Davao de l’organisation de défense des droits de l’homme, Karapatan, elle menait des recherches au sujet de l’impact du processus de paix sur les communautés paysannes de la vallée de l’Arakan. Elle et les trois personnes qui l’accompagnaient avaient entrepris une mission d’études sur le terrain d’une durée d’un mois et comptaient également poursuivre une enquête commencée auparavant au sujet d’un massacre commis l’an dernier dans le village de Tabala, situé dans la vallée de l’Arakan. (apic/eda/pr)



