Craintes du mouvement international
Monde: La FIACAT appelle à se mobiliser pour la Journée mondiale des droits de l’homme
Bruxelles, 6 décembre 2007 (Apic) La FIACAT, la Fédération internationale de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la Torture, appelle au renforcement du système onusien des procédures spéciales. L’organisation craint un affaiblissement de ce système.
«Les chrétiens sont appelés à coopérer à la défense des droits de l’homme et à l’abolition de la peine de mort, de la torture et d’autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants en temps de paix et de guerre. Ces pratiques constituent des crimes graves contre la personne humaine, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu (Genèse 1:27) et un scandale pour la famille humaine au 21e siècle» a affirmé le Cardinal Renato Raffaele Martino, président du Conseil pontifical «Justice et Paix», à la suite d’un entretien avec Sylvie Bukhari-de Pontual, présidente de la FIACAT.
A l’occasion du 10 décembre 2007, Journée mondiale des droits de l’homme, la Fédération internationale de l’ACAT (FIACAT) reprend cette déclaration du Vatican et appellent les 192 États membres des Nations Unies à préserver et à renforcer le système onusien des « procédures spéciales.
Créées par l’ancienne Commission des droits de l’homme, les procédures spéciales sont considérées comme l’un des dispositifs les plus efficaces parmi les différents mécanismes de défense de droits de l’homme des Nations unies, estime la FIACAT. Elles se composent d’experts indépendants chargés d’examiner et de surveiller la situation des droits de l’homme dans un pays ou un territoire donné (mandats par pays) ou les violations majeures des droits de l’homme à l’échelle mondiale (mandats par thèmes) et à en rendre compte publiquement. Actuellement, se déroulent des négociations au sein du Conseil des droits de l’homme pour réviser ces procédures spéciales, dont deux ont déjà été supprimées en 2007. La crainte est grande de voir ce processus utilisé par certains États pour les affaiblir. Lors de sa principale session, en mars/avril 2008, le Conseil des droits de l’homme doit notamment examiner le mandat du rapporteur spécial sur la torture. Les États membres doivent à tout prix le maintenir et même en renforcer les prérogatives.
Le Conseil des droits de l’homme a succédé à la Commission des droits de l’homme afin d’accroître l’efficacité des mécanismes de protection des droits de l’homme. (apic/com/pr)



