3 millions de femmes et fillettes mutilées, rappelle l’UNICEF

Monde: Nouveaux appels contre les mutilations génitales féminines

Genève, 6 février 2007 (Apic) «L’excision est une grave violation des droits de l’Homme, avec de dangereuses conséquences sur le plan sanitaire et psycho-social» rappelle l’UNICEF, le Fonds des Nations unies pour l’enfance. Les chiffres sont plutôt désespérants, malgré les campagnes mondiales d’information.

«Traumatisme, risques d’attraper le virus du sida, complications à l’accouchement, hémorragies pouvant être mortelles», telles sont quelques-unes des conséquences de la mutilation des organes féminins, ou excision. Le message du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a été publié à l’occasion de la Journée mondiale contre les mutilations génitales féminines, qui a lieu le 6 février.

Pas du tout requis par une quelconque religion

Les données relatives au phénomène ne sont pas très encourageantes: chaque année dans le monde, 3 millions de femmes et de fillettes en sont victimes, rappelle l’UNICEF. Tout en demandant à multiplier les efforts, le directeur du Fonds des Nations Unies pour les populations,Thoraya Ahmed Obaid, a rappelé que «contrairement à ce que certains pensent, les mutilations génitales féminines ou l’excision ne sont pas des pratiques requises par la religion. De nombreux chefs religieux dans le monde ont d’ailleurs plusieurs fois lancé des appels à la cessation de telles pratiques». L’Unicef estime que 140 millions de femmes dans le monde ont subi des mutilations génitales ; la pratique est diffuse en Afrique, dans certains pays du Moyen-Orient et au sein de communautés immigrées dans le monde. Seize pays africains ont mis au ban cette mutilation et un protocole, celui de Maputo, entré en vigueur en novembre 2005, l’interdit et la condamne. Pourtant.

Le président de la commission de l’Union africaine Alpha Oumar Konaré s’est récemment exprimé sur le thème, affirmant qu’il faillait «sensibiliser les communautés, les chefs religieux et les chefs traditionnels, les femmes et les hommes à travers des campagnes d’éducation et d’information pour modifier les mentalités, et les impliquer dans la lutte contre les mutilations». (apic/misna/vb)

6 février 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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