Monde : Un nouveau test du paludisme plus fiable par résonance magnétique

Singapour, 1er septembre 2014 (Apic) Un nouveau test rapide et peu coûteux pour détecter le paludisme a été au point par des chercheurs de Singapour et des Etats-Unis. Ce test pourrait constituer une avancée sérieuse dans la lutte contre cette maladie tropicale qui coûte la vie à 600’000 personnes chaque année et en affecte 200 millions d’autres.

Selon ses auteurs, leur système de relaxométrie par résonance magnétique nucléaire (RMN), offre un niveau élevé de sensibilité, est moins sujet à l’erreur humaine, utilise un faible volume de sang, requiert peu de préparation, peut être utilisé sur le terrain et a un coût très faible de moins de moins de 10 cents.

Dans un article publié par la revue Nature Medecine dimanche 31 août 2014, Ils expliquent avoir mis au point cette nouvelle technique pour détecter rapidement la présence de globules rouges infectés par le parasite Plasmodium falciparum, responsable du paludisme.

Après la piqûre de moustique infectante le paludisme, appelé aussi malaria, peut se développer une dizaine de jours plus tard. Les premiers symptômes, fièvre, maux de tête, frissons et vomissements ressemblent à ceux de la grippe. Seule une analyse sanguine permet un diagnostic sûr. S’il n’est pas détecté et soigné correctement le paludisme peut devenir mortel. Bien qu’étant une maladie dont on peut guérir, le paludisme a causé, selon les estimations de l’OMS, 627’000 décès en 2012, en majorité des enfants africains de moins de cinq ans.

La relaxométrie par résonance magnétique (RMN)

La RMN permet de détecter les déchets laissés par le parasite dans le sang: les cristaux d’hémozoïne. L’examen consiste à mesurer la concentration de ces déchets caractéristiques, et évaluer ainsi la gravité de l’infection. Actuellement, le diagnostic nécessite le prélèvement d’échantillons sanguins soumis à un test de réaction biochimique. La présence du parasite est vérifiée au microscope. Ainsi, la technique peut s’avérer compliquée dans certaines zones où les laboratoires sont rares. Sans compter qu’elle laisse place à l’erreur humaine.

Selon les chercheurs, la RMN est une technologie de pointe récente qui utilise des composants coûteux. Mais il est possible de fabriquer pour moins de 2’000 dollars des appareils plus simples et faciles à utiliser (apic/ag/mp)

1 septembre 2014 | 13:45
par webmaster@kath.ch
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