34% des victimes civiles sont des enfants

Monde: Victimes des mines antipersonnel

Ottawa, 12 novembre 2007 (Apic) La dernière édition du rapport ’Landmine monitor’, publié chaque année par la Campagne Internationale pour l’Interdiction des Mines (ICBL), une ONG internationale, constate que sur un total de 5751 morts et blessés, les trois quarts sont des civils, dont 34% sont des enfants

Comme le constate le Rapport ’Landmine monitor’, sur un total de 5751 morts et blessés, les trois-quarts sont des civils et 34% des enfants. Il s’agit de l’une des données les plus significatives issues de la dernière édition de ce rapport, publié chaque année par la Campagne Internationale pour l’Interdiction des Mines (ICBL), une ONG internationale lauréate du Prix Nobel de la Paix.

L’ONG encourage les pays du monde entier à adhérer au Traité d’Interdiction des mines antipersonnel. La Colombie, avec 1106 victimes (ces chiffres englobent les morts et les blessés), l’Afghanistan (796) et le Cambodge (450) sont les trois pays qui continuent à payer le tribut le plus élevé de leurs anciens et nouveaux conflits. «Au Cambodge – déclare à l’agence catholique MISNA la porte-parole de la Campagne, Simona Beltrami -, la guerre est finie depuis très longtemps, et pourtant, la quantité de mines, qui avaient été placées par les parties au conflit, cause aujourd’hui encore de nombreux morts et ralentit le développement économique.

De plus, au Cambodge, comme ailleurs, les opérations d’assainissement procèdent plus lentement que prévu». Quant aux pays qui ont enregistré une augmentation de victimes des mines ou des bombes à sous-munitions, on y trouve le Pakistan, le Myanmar, la Somalie et surtout le Liban. Sur le Pays des Cèdres en effet, l’aviation israélienne a lancé des millions de sous-munitions ’cluster’ – pendant le conflit contre les milices du Hezbollah en été 2006 – qui ont décuplé le nombre des victimes qui, de 22 en 2005, sont passées à 207 l’an dernier.

Les petits engins libérés par les bombes à sous-munitions restent très souvent au sol sans avoir explosé, représentant ainsi une menace mortelle. (apic/misna/vb)

12 novembre 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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