Les travaux commenceront après le lundi de Pâques et devraient durer un an et demi | © Bernard Hallet
Suisse

Monthey: l'église restaurée pour Noël 2027

Plutôt fier de son église, l’abbé Jérôme Hauswirth emmène volontiers le visiteur de passage pour un tour du propriétaire. Il montre le baptistère, une pièce rare, les vitraux et le chœur de cette église du XIXe siècle… Avant de détailler les travaux prévus pour une durée d’an et demi et budgétés à 4, 2 millions de francs.

«A l’époque où la cure et l’église précédente menaçaient ruines, le curé qui avait dû choisir avait donné la priorité à la cure.» La bâtisse, toujours debout, construite à grands frais dès 1806 comprenait le rectorat, le vicariat et la cure. «Moyennant quoi, il fallut attendre les 40 ans nécessaires à la reconstitution les finances paroissiales pour envisager la construction d’une nouvelle église.»

L’abbé Jérôme Hauswirth, curé de Monthey, estime que les travaux prendront un an et demi | © Bernard Hallet

Le chantier débuta en 1851 et l’église, inaugurée en 1855, l’église de style néo-classique a été dessinée sur la schéma de la basilique Saint-Pierre de Rome. Les vitraux ont été posés en 1898. Le curé de Monthey raconte avec plaisir les anecdotes historiques qui font sourire aujourd’hui, telle la translation des cloches de l’église de Collombey au clocher de Monthey, vécue comme un drame par les Collombeyroux.

L’atelier Saint-Dismas

Au fond de l’église, le curé s’arrête devant un pilier et montre un rectangle clair au milieu de la grisaille: «Voilà ce que cela donnera une fois que le chantier sera terminé», lance-t-il en pointant du doigt l’échantillon immaculé. Une technique de restauration qui permet d’éviter d’avoir à lessiver les murs et restitue la teinte d’origine. «L’atelier Saint-Dismas se chargera de cette phase du chantier qui comprend aussi les voûtes de l’église».

Un échantillon donne un aperçu du résultat des travaux | © Bernard Hallet

L’atelier est connu en Romandie, notamment pour la restauration-conservation de l’église Sainte-Marie-Madelaine de Troistorrents (VS). La restauration-conservation des murs constitue une grande partie du projet, relève le curé. L’église sera également soumise à un contrôle sismique.

«Nous gardons les bancs qui seront poncés et vernis, l’éclairage sera remplacé». Un nouvel ambon remplacera le pupitre actuel. «Nous devrons trouver le marbre de la teinte la plus proche pour l’assortir au chœur.» Le curé attend le feu vert de la commission de l’art sacré du diocèse de Sion.

«On ne touchera pas au chauffage. Il est déjà raccordé au thermoréseau et cela nous coûterait trop cher, même s’il est très mal placé», explique l’abbé Hauswirth en montrant une bouche de chauffage située au-dessus de la corniche du chœur de l’église. Incluant le chauffage, le devis initial s’élevait à 6,2 millions de francs. Trop pour la paroisse montheysanne.

Avec tous les travaux évoqués, le budget de la restauration s’élève à 4,2 millions de francs. L’abbé Hauswirth et son Conseil de Gestion ont réussi à financer la plus grande partie du chantier. Le canton participe à hauteur de 300’000 francs, la Confédération pour 600’000 francs et la Loterie romande a accordé 900’000 francs au projet.

L’église, basée sur le schéma de la basilique Saint-Pierre de Rome, date de 1855 | © Bernard Hallet

La commune de Monthey a promis 1 million sur quatre ans. Enfin la Mission intérieure, une œuvre d’entraide catholique suisse, a fait don de 100’00 francs. «Il reste donc 1 million à trouver», indique le curé. Il compte, entre autres, sur les paroissiens.

Ce grand chantier devrait durer 18 mois. «Nous fermons l’église le lundi de Pâques et espérons rouvrir l’église pour la fête de Noël 2027.» (cath.ch/bh)

Les travaux commenceront après le lundi de Pâques et devraient durer un an et demi | © Bernard Hallet
16 février 2026 | 10:00
par Bernard Hallet
Temps de lecture : env. 2  min.
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