Catholiques en Pays de Vaud: une volonté d’identité propre!
Morges: Assemblée de la Fédération des paroisses catholiques du canton de Vaud
Morges, 6 décembre 2002 (APIC) Les membres de la Fédération des paroisses catholiques du canton de Vaud se sont réunis jeudi 5 décembre à Morges en assemblée générale. Les grands axes d’un programme concret de réflexion interne – baptisé «Mosaïc» – élaboré suite à l’adoption par le peuple vaudois de la nouvelle Constitution cantonale figuraient à l’ordre du jour. La Fédération des paroisses a en outre adopté son budget 2003, qui boucle avec un déficit de 40’000 francs, calculs sur des recettes et des dépenses de l’ordre de 11 millions de francs.
L’assemblée des paroisses catholiques, tenue sous la présidence de Jean- Marie Brandt, en présence de l’évêque auxiliaire à Lausanne, Mgr Pierre Bürcher, a défini des objectifs, indique un communiqué: volonté d’identité propre, image plus homogène ainsi qu’autonomie pastorale et organisationnelle vis-à-vis de l’Etat, dans la perspective d’une nouvelle loi d’application qui va régir, dans un délai de trois à cinq ans, le fonctionnement de l’Eglise catholique en Pays de Vaud.
Devenue institution de droit public et reconnue par l’Etat, au même niveau que l’Eglise évangélique réformée vaudoise, l’Eglise catholique en Pays de Vaud n’a donc pas attendu pour entamer une réflexion interne sur son avenir et les objectifs qui sont les siens, tant au niveau pastoral qu’à celui de sa place dans le canton. Le programme «Mosaïc» porte également sur ses structures administratives et financières. Avec 207 postes (plein temps) inscrits au budget 2003, dont 118 prêtres et 89 laïcs, la Communauté catholique ne devrait pas coûter plus cher aux Vaudois. Au contraire, elle souhaite encore mieux les servir.
Plusieurs groupes de travail se sont mis à l’ouvrage, en vue de la future loi d’application, afin qu’elle soit véritablement adaptée aux spécificités de l’Eglise catholique en Pays de Vaud, en respectant son autonomie pastorale et son identité propre. De l’avis du président, Jean-Marie Brandt, «nous sommes mis sur pied d’égalité avec nos frères réformés, ce qui est une opportunité et une contrainte. Comme le prévoit la nouvelle Constitution, chacune des deux Eglises reconnues en tant qu’institution de droit public devra ainsi faire l’objet d’une loi spécifique».
Enjeux
Les enjeux sont importants. Ils requièrent par conséquent l’engagement de tous, dans un esprit d’ouverture, notamment par le dialogue oecuménique et interreligieux. Les catholiques représentent actuellement 40% de la population vaudoise. Or, avec la nouvelle Constitution cantonale, les 20% d’étrangers résidant dans le canton – catholiques pour la plupart – bénéficieront du droit de vote au niveau communal.
L’Assemblée a en outre approuvé le budget 2003 de la Fédération qui, avec des charges et des produits nets de quelque 11 millions de francs, prévoit un déficit de 40’000 francs environ. (apic/jchz/pr)




