Le fossé avec le Conseil œcuménique des Eglises s’élargit
Moscou: Nouvelle prise de position de l’Eglise orthodoxe russe face sur l’oecuménisme
Zurich, 23 août 2000 (APIC) La situation de rupture entre l’Eglise orthodoxe russe et le Conseil œcuménique des Eglises (COE) s’est renforcée, suite à la parution d’un document adopté par le synode des évêques orthodoxes russes qui a eu lieu du 13 au 16 août à Moscou.
L’Eglise orthodoxe voudrait bien s’engager dans le processus œcuménique, mais elle serait fortement minoritaire au COE au regard de son nombre de fidèles dans le monde. De ce fait, elle ne pourrait faire entendre son témoignage face à la large majorité protestante sans être considérée comme réactionnaire. Car les concepts actuels de l’oecuménisme moderne sont jugés inacceptables du côté orthodoxe.
Suicide spirituel
Chaque pas qui renforce la doctrine protestante correspond à un suicide spirituel du COE, affirme le synode des évêques orthodoxes. L’Eglise orthodoxe russe ne prendrait part aux travaux du Conseil qu’avec un mandat restreint. Elle se verrait contrainte de redéfinir ses relations avec le COE et son statut d’appartenance.
Déjà d’autres retraits orthodoxes
L’Eglise orthodoxe géorgienne s’est retiré du Conseil mondial des Eglises en 1997, celle de Bulgarie en 1998, alors que celle de Russie n’était représentée à l’assemblée plénière de Canberra en 1991 qu’avec quelques observateurs. Lors de cette séance, la délégation orthodoxe russe avait déjà remis en question son appartenance au COE, en raison de divergences sur la théologie de l’Esprit saint comme facteur de mélange entre les religions. La pression de plusieurs Eglises membres du COE en faveur de l’intercommunion, de l’ordination des femmes et d’un nouveau regard de l’homosexualité, tout comme l’envoi de mission d’Eglises occidentales dans des territoires traditionnellement orthodoxes, avaient fait l’objet de violentes critiques des milieux orthodoxes. (apic/kipa/rpd/bb)



