Mozambique: les inondations ne sont pas dues à la fatalité

Maputo, 8 mars 2001 (APIC) Les inondations au Mozambique ne sont pas le fait de la fatalité, elles sont plutôt la conséquence des choix de ces dernières années, estime le Père Gino Pastore, un missionnaire combonien présent depuis vingt ans au Mozambique.

«Tout d’abord, le Mozambique a toujours été l’un des pays dont on a parlé le moins, car il a toujours été marginalisé, explique le religieux. Même pour le Portugal, c’était un pays qui vivait en marge. Le Brésil et l’Angola suscitaient un intérêt majeur. Aux frontières du Mozambique on a pu construire les barrages sans penser le moins du monde à ce qui pouvait se transformer en tragédie pour toute la zone qui dépendait de ces barrages ainsi que les zones qui se trouvent au Mozambique. Ce que nous demandons avant tout, c’est que la gestion de ces barrages soit réglée, car elle représente pour le Mozambique une menace constante dès qu’il se met à pleuvoir».

Le Père Pastore lance un appel à la communauté internationale, car la crue du Zambèze de provoque une catastrophe semblable à celle de l’année dernière. Pour avoir une idée de ce qui est en train de se passer, quelques chiffres suffisent, explique le missionnaire: un demi million de personnes sont touchées, 81’394 ont dû abandonner leurs maisons, 13’320 hectares cultivés sont perdus. Or le Mozambique vit «un moment stratégique pour l’agriculture: si la récolte est perdue, on restera sans semences, alors que, dans certaines zones, une deuxième réécolte n’est guère possible». (apic/cip/pr)

8 mars 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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