Lettre à l’Union européenne
Mozambique: Les Serviteurs de Marie confirment le trafic international d’organes
Rome, 15 avril 2004 (Apic) Les Serviteurs de Marie confirment le trafic international d’organes au Mozambique, dans une lettre adressée à la Commission de l’Union européenne.
Au cours d’une conférence de presse à Rome, la Congrégation religieuse des Serviteurs de Marie a confirmé et dénoncé qu’à Nampula, au Mozambique, des enfants et des adolescents disparaissent mystérieusement depuis plusieurs mois, victimes d’un trafic international d’organes, de rites tribaux, d’initiation à la prostitution.
Pour sensibiliser les gouvernements, les Serviteurs de Marie ont collecté jusqu’à présent 150’000 signatures qui seront remises, ces prochains jours, au Président de la Chambre des députés, Pier Ferdinando Casini, au Parlement européen ainsi qu’au Président de la Commission européenne, Romano Prodi.
«Les Serviteurs de Marie – indique un communiqué diffusé lors de la conférence de presse – sont affligés par les tentatives de certains organes de presse et de certaines institutions de ramener à de justes proportions et d’amoindrir les faits dénoncés, sinon de les déformer et de les méconnaître».
Les religieuses se plaignent en outre de l’existence d’un réseau compact de «communiqués de presse officiels» qui sont «davantage intéressés à protéger les intérêts économiques et de représentation de certaines organisations» plutôt que de s’assurer «de la vérité et de la justice».
Les causes
Selon le Père Claudio Avallone, de la Maison générale des Serviteurs de Marie, qui s’est rendu à Nampula entre février et mars, les causes de la disparition sont le commerce des organes, les rites tribaux et l’initiation à la prostitution en Occident. Le «réseau de halte» porte en Afrique du Sud et en Occident à travers la Turquie.
Les contours de cette affaire sont plutôt obscurs, mais des enquêtes ont été décidées par la Parquet de Maputo, par la magistrature italienne et par l’Interpol, à la suite d’une campagne de presse orchestrée par les journaux locaux pour discréditer les religieuses du Couvent des Servantes de Marie de Nampula.
A l’origine de ces enquêtes, en effet, il y a les dénonciations des religieuses, qui ont envoyé aux autorités mozambicaines des photographies et des preuves documentées, enregistrant la disparition par défaut de cent mineurs au moins. (apic/vd/pr)



