Muttenz: Assemblée générale de la ligue suisse de femmes catholiques
«Quelle Suisse voulons-nous?» (200594)
Muttenz, 20mai(APIC) 370 déléguées et invitées ont prit part en début de
semaine à Muttenz (BL) à l’assemblée générale de la ligue suisse de femmes
catholiques (SKF). Après la partie statutaire avec notamment l’élection au
comité central, l’assemblée s’est penchée sur le thème «Quelle Suisse
avons-nous, quelle Suisse voulons-nous? «
L’assemblée statutaire rondement menée par la présidente Rösy BlöchigerScherer n’a pas donné lieu à de grands débats. Avec un bilan total se montant à 5,4 millions de francs et un compte d’explitation de 3,7 millions,
la SKF fait figure d’une entreprise déjà assez importante. Pour 1994 le
budget prévoit un déficit de 72’000 francs qui sera couvert par des dons
spéciaux. On note l’élection au comité central de Geneviève Stulz-Aubry, de
Guin (FR) et de Margrith Hug, d’Emmenbrücke (LU).
Hanna Fürtwangler, vice-présidente, a présenté l’évolution des projets
issus de l’assemblée générale précédente. Une brochure sur la vie interreligieuse dans les familles en Suisse est en préparation. Par contre le
groupe de dialogue interreligieux pour les femmnes connaît des difficultés
de lancement.
Autre point à l’ordre du jour, la rénovation du centre de formation et
de vacances de Schwarzenberg pour laquelle une vaste campagne de dons sera
lancée. Mgr Otmar Mäder, évêque de St-Gall, a salué enfin l’engagement des
femmes et les a encouragées à poursuivre leur tâche dans le domaine social
et politique.
Lors de la partie thématique, l’historienne Heidi Witzig a invité à ne
pas se tourner de manière nostalgique vers le passé. A analyser correctement les mythes que sont devenus le consensus national, le ’sonderfall’
suisse ou la forteresse helvétique. «Aujourd’hui il s’agit pour nous les
femmes de prendre nos responsabilités, de regarder hors de nos bastions, de
nous poser la question: Où va notre société? Si notre pensée est claire,
notre action sera claire. C’est un travail de la tête, pour le coeur, nous
sommes déjà entraînées depuis des siècles.»
La lutte contre le chômage, le partage du travail, la formation, l’ouverture multiculturelle, la solidarité, l’engagement politique ont été
quelques uns des postulats avancés par l’assemblée. On a également suggéré
un contrôle «antidopage» pour les entreprises. L’exploitation du tiers monde, de la nature ou des femmes étant considérés comme moyens illicites.
(apic/com/mp)




