Encore 21’000 réfugiés en Namibie

Namibie: L’Eglise locale active dans une région marquée par les guerres civiles

Namibie, 13 juin 2005 (Apic) «L’Eglise catholique participe au développement de la Namibie, îlot de stabilité dans le sud de l’Afrique», déclarent les évêques namibiens dans un entretien à l’Agence catholique Fides.

La Namibie est devenue indépendante en 1990 après une longue guerre contre l’occupation sud-africaine. «Depuis lors, le pays a connu la démocratie et la stabilité, soulignent les évêques. Un résultat important dans un continent où les changements présidentiels se font souvent dans des circonstances dramatiques» ont souligné les évêques interviewés par l’agence Fides à l’occasion de leur récente visite ad limina à Rome. La Namibie se trouve toutefois dans une région qui a été marquée par des guerres civiles. Il y a encore en Namibie 21’000 réfugiés provenant d’Angola, de République Démocratique du Congo, du Congo-Brazzaville, du Burundi et du Rwanda. «L’Eglise locale collabore avec des institutions internationales et avec des organisations humanitaires, dont le Jesuit Refugees Service, pour aider ces gens, en particulier dans la domaine de l’éducation, par l’ouverture d’écoles primaires et secondaires dans les camps de réfugiés».

La Namibie est riche en ressources naturelles, comme les diamants, le cuivre, et d’autres minerais. Le secteur de la pêche et le secteur du tourisme sont eux aussi en expansion. Mais il existe un fossé croissant entre la majorité de la population qui vit dans des conditions de pauvreté, et un noyau de personnes très riches, relèvent les évêques. Qui soulignent que l’Eglise s’engage dans une action pastorale et d’évangélisation et joue un rôle social important.

Plus de 20% de la population touchée par le sida

«Nous avons plusieurs projets de développement, ainsi que dans le domaine sanitaire. Dans le pays, il y a 14 hôpitaux catholiques qui ont un rôle fondamental pour aider les personnes touchées par le sida, l’un des principaux problèmes du pays. En 2003, plus de 20% de la population (210’000 personnes) étaient touchées par le sida, et 16’000 en sont mortes.

L’Eglise catholique dirige 6 écoles secondaires supérieures, 21 écoles primaires, et 28 crèches. «Le niveau de l’enseignement offert par ces écoles est apprécié par la population, et les instituts sont fréquentés aussi par des non-catholiques» affirment les évêques.

Les catholiques, bien que nombreux, sont minoritaires ; ils représentent en effet 21% de la population. Les autres dénominations chrétiennes présentes sont les luthériens, les anglicans et les méthodistes. Les religions traditionnelles touchent de 10 à 20% de la population. Sur le plan du dialogue oecuménique, un Conseil pour l’oecuménisme auquel adhère l’Eglise catholique collabore à plusieurs projets sociaux.

Les évêques catholiques de Namibie interviewés par l’agence Fides sont Mgr Liborius Ndumbukuti Nashenda, archevêque de Windhoek, Mgr Klaus Lettner, administrateur diocésain de Keetmanshoop, et Mgr Joseph Shikongo, OMI, vicaire apostolique de Rundu. (apic/fides/vb)

13 juin 2005 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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