«Ne pas oublier la présence précieuse des chrétiens d’Orient»

Etats-Unis: Le patriarche maronite Béchara Rai, porte-parole des chrétiens d’Orient à l’ONU

New-York, 27 octobre 2011 (Apic) Lors de sa visite pastorale aux Etats-Unis, du 1er au 23 octobre 2011, le patriarche d’Antioche des maronites Béchara Rai a rencontré le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, le 21. Ils ont entre autres parlé du rôle du Liban comme «exemple de vie en commun et de démocratie» pour le monde arabe.

La visite pastorale aux Etats-Unis, où vivent 80’000 maronites, a été l’occasion pour Mgr Béchara Rai de s’entretenir avec le secrétaire général de l’ONU et de rédiger un document officiel, dans lequel il est demandé aux Nations Unies de reconnaître «la neutralité du Liban». «Nous avons préparé un mémorandum qui touche trois questions essentielles, soulevées lors de la rencontre avec Ban Ki-moon»: le rôle stratégique du Liban, la sauvegarde de la présence chrétienne au Moyen-Orient et les doutes sur l’avenir des chrétiens dans la région.

«Les chrétiens d’Orient ont apporté et portent toujours une énorme contribution à la renaissance arabe et au développement culturel, social, économique et industriel», a rappelé l’évêque maronite. A cet égard, il a demandé à la communauté internationale de ne pas les considérer comme de pures minorités numériques. Et d’insister: «Si vraiment la communauté internationale souhaite véhiculer la démocratie, la liberté et les droits de l’homme, l’ONU trouvera alors dans les chrétiens ses meilleurs coopérateurs», eux qui vivent dans cette partie du monde depuis 2’000 ans, 600 ans avant l’islam.

Pour un vent de changement

Au sujet des bouleversements survenus grâce au ’printemps arabe’, Mgr Rai a précisé: «Nous sommes pour les réformes politiques nécessaires au peuple. Nous sommes pour la démocratie dans le monde arabe et nous condamnons le recours à toutes formes de violence». Il a également exprimé ses inquiétudes si le mouvement n’était pas bien canalisé. «Le printemps arabe ne doit pas dégénérer en une guerre civile, comme c’est le cas en Irak». A ses yeux, la transition d’un régime à un autre est ce qu’il y a de plus difficile. Car il existe le risque que «des groupes plus fondamentalistes, supportés, financés et armés par certains Etats, puissent accéder au pouvoir».

«L’Eglise et les chrétiens ont un très grand rôle à jouer», a reconnu Ban Ki-moon, attentif aux affirmations du patriarche.

Durant son séjour aux Etats-Unis, Mgr Rai a expliqué aux Américains l’importance d’aider les chrétiens à rester au Moyen-Orient. (apic/agences/ggc)

27 octobre 2011 | 16:58
par webmaster@kath.ch
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