Espagne: Benoît XVI s’adresse aux jeunes lors de la Via Crucis au cœur de Madrid
«Ne passez pas à côté de la souffrance humaine»
Madrid, 19 août 2011 (Apic) Lors d’un Chemin de croix suggestif et émouvant au centre de Madrid, dans la soirée du 19 août, Benoît XVI a appelé les participants aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) à ne pas passer «à côté de la souffrance humaine». Au cours de cette Via Crucis, l’un des temps forts des JMJ madrilènes, les méditations ont évoqué les différents «péchés de l’humanité», dont les abus sexuels et les «crimes contre les enfants», mais aussi la discrimination des victimes du Sida, le sort indigne des immigrés ou les «sociétés riches et aveuglées» par le matérialisme.
«Vous qui êtes très sensibles à l’idée de partager la vie avec les autres, ne passez pas à côté de la souffrance humaine, où Dieu espère en vous afin que vous puissiez donner le meilleur de vous-mêmes», a demandé Benoît XVI aux centaines de milliers de jeunes présents à cette Via Crucis avant d’évoquer leur «capacité à aimer et à compatir». «La passion du Christ nous pousse à charger sur nos épaules la souffrance du monde», a encore assuré le souverain pontife qui avait suivi cette célébration suggestive depuis le podium installé sur la Plaza de Cibeles, au coeur de Madrid.
«Les diverses formes de souffrance qui, tout au long du chemin de croix, ont défilé devant vos yeux, a encore affirmé le pape en espagnol, sont des appels du Seigneur pour édifier nos vies en suivant ses traces et pour faire de nous des signes de sa consolation et de son salut».
Recueillement et prière
Sur les avenues qui convergent Plaza de Cibeles, l’atmosphère de prière et de profond recueillement tranchait avec le climat de la veille, au même endroit, lorsque les mêmes jeunes avaient accueilli Benoît XVI dans les cris et les chants de fête.
Rédigé par les Sœurs de la croix, religieuses espagnoles consacrées à l’assistance des pauvres, ce Chemin de croix a évoqué les différents «péchés de l’humanité», parmi lesquels les abus sexuels et les «crimes contre les enfants», mais aussi la discrimination des victimes du Sida, les persécutions des croyants et «l’humiliation des immigrants qui reçoivent des offres de travail indignes ou inhumaines». Il y a aussi été question des «régimes athées qui détruisent la personne et la privent de sa dignité», des victimes des guerres et, face à la faim dans le monde, des sociétés riches et «aveuglées» par le matérialisme.
Le long de l’avenue des Récollets, au centre de Madrid, les 14 stations de cette Via Crucis étaient symbolisées par autant de statues de procession, œuvres de dévotion traditionnelle dans la péninsule ibérique, dont certaines datent des 17e et 18e siècles. Le pape et les centaines de milliers de jeunes participant à ce Chemin de croix sont restés immobiles, mais la croix des JMJ a été portée par des jeunes d’une quinzaine de pays, représentants de la souffrance de nombre d’entre eux à travers le monde, dont certains venus de Terre sainte, d’Irak, du Soudan, d’Haïti ou du Japon. (apic/imedia/ami/bb)



