Le témoignage du Père Perumana, curé à Katmandou

Népal: Des signes d’espoir pour l’Eglise locale

Katmandou, 27 octobre 1997 (APIC) Pour le Père Pius Perumana, l’un des deux premiers prêtres ordonnés dans ce pays et dirigeant de la seule paroisse catholique de Katmandou, capitale du Népal, la petite taille de son Eglise n’est pas un handicap insurmontable pour le futur. Avec seulement 5’000 catholiques, le christianisme, bien que présent depuis trois siècles, est certes encore perçu par la population comme une religion étrangère. Mais il n’est pas associé dans l’esprit des gens à l’ancien pouvoir colonial.

Le Père Perumana, précise que ce n’est pas la quantité mais la qualité qui compte dans le travail de témoignage de l’Eglise. Le Jubilé de l’an 2000 est une excellente occasion de faire le point sur la situation de la petite communauté catholique. Dans un nouvel élan, ajoute-t-il, «nous pourrons approfondir notre foi et mieux comprendre le plan divin du salut pour l’humanité dans le contexte des religions non-chrétiennes». Entre autres défis, les chrétiens népalais doivent se demander comment ils peuvent être vraiment témoins du Christ tout en ayant pleinement conscience des traditions d’une société profondément multireligieuse.

L’Eglise de ce pays, s’interroge-t-il, ne devrait-elle pas s’impliquer dans de nouveaux ministères? Elle a jusqu’ici privilégié l’éducation. Mais à qui profitent ses écoles ? Sont-elles vraiment au service des secteurs les plus faibles de la société, du développement ? Pour le Père Perumana, l’Eglise devrait davantage travailler au coude à coude avec les organisations non gouvernementales et s’investir dans le secteur de la santé et de la lutte contre la pauvreté.

L’un des signes d’espoir, c’est que les laïcs participent très activement aux diverses activités ecclésiales. Un autre signe prometteur est la présence de congrégations religieuses, 13 féminines (cent religieuses) et 5 masculines (cinquante religieux). Elles n’ont pas encore réussi à susciter des vocations autochtones. Pourtant, la préfecture apostolique a pu ouvrir un petit séminaire l’an passé, à Damak, à l’est du pays. Et la création d’une école apostolique cette année devrait donner un sérieux coup de pouce aux vocations. (apic/cip/bim/ba)

10 avril 2001 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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