Le christianisme, toujours perçu comme une religion étrangère
Népal: Des signes d’espoir pour la petite Eglise catholique locale
Katmandou, 26 octobre 1997 (APIC) La petite taille de l’Eglise catholique au Népal – 5’000 fidèles sur une population de 22 millions d’habitants – n’est pas un handicap insurmontable, estime le Père Pius Perumana, l’un des deux premiers prêtres ordonnés dans ce pays et pasteur de la seule paroisse officielle.
Avec 500.000 adeptes, le christianisme, bien que présent depuis trois siècles, est certes encore perçu par la population comme une religion étrangère. Mais il n’est pas associé dans l’esprit des gens à l’ancien pouvoir colonial. Et, précise le P. Perumana, ce n’est pas la quantité mais la qualité qui compte dans le travail de témoignage de l’Eglise.
Le Jubilé de l’an 2000 est une excellente occasion de faire le point sur la situation de cette Eglise ultraminoritaire implantée dans une réalité religieuse non-chrétienne. Entre autres défis, les chrétiens népalais doivent se demander comment ils peuvent être vraiment témoins du Christ tout en ayant pleinement conscience des traditions d’une société profondément multireligieuse.
Pas encore de vocations autochtones
L’Eglise de ce pays doit aussi se demander si elle ne doit pas s’impliquer dans de nouveaux ministères. Elle a jusqu’ici privilégié l’éducation. Mais à qui profitent ses écoles ? Sont-elles vraiment au service des secteurs les plus faibles de la société ? Pour le P. Perumana, l’Eglise devrait davantage travailler au coude à coude avec les organisations non gouvernementales et s’investir dans le secteur de la santé et de la lutte contre la pauvreté. L’un des signes d’espoir, c’est que les laïcs participent très activement aux diverses activités ecclésiales.
Un autre signe prometteur est la présence de congrégations religieuses, 13 féminines (100 religieuses) et 5 masculines (50 religieux). Elles n’ont pas encore réussi à susciter des vocations autochtones. Pourtant, la mission de Katmandou a pu ouvrir un petit séminaire l’an passé, à Damak, à l’Est du pays. Et la création d’une école apostolique cette année devrait donner un sérieux coup de pouce aux vocations. (apic/cip/bim/be)




