Népal: Les Népalais en majorité opposés à la légalisation de l’avortement
Katmandou, 2 mars 2000 (APIC) Selon un sondage effectué à l’échelon national, une forte majorité de Népalais est opposée à l’idée que le gouvernement puisse un jour légaliser l’avortement.
Dans ce pays à près de 90 % hindou, ce sondage, effectué par «Media Services International» à partir d’un échantillon d’un millier de Népalais, indique que 72,5 % des sondés se déclarent totalement opposés à l’avortement pour des raisons tant socioculturelles que religieuses. 19,6 % se prononcent en faveur de l’avortement, que ce soit pour raisons de santé ou pour éviter une «charge économique non désirée». Enfin, 7,8 % sont sans opinion.
Bien que les pratiques abortives soient illégales au Népal, des centaines d’avortements sont effectués chaque jour, malgré enquêtes, procès et peines d’emprisonnement qui, il est vrai, ne surviennent habituellement qu’en cas d’accident médical.
La situation est telle que, selon les affirmations d’un pédiatre d’un hôpital privé de Katmandou, qui a préféré conserver l’anonymat, les avortements se pratiquent dans toutes les grandes villes ouvertement mais les patientes doivent, avant l’intervention, signer un papier déchargeant le médecin de toute responsabilité en cas de complications. Ce qu’a confirmé un couple catholique, déjà parents deux fois, venu consulter un gynécologue et rapportant les propos du médecin après confirmation de la grossesse: «Venez demain à jeun et si vous voulez, nous ferons ce qu’il faut. Cela ne prendra pas beaucoup de temps et ne vous coûtera que 20000 roupies (29 dollars).
A noter que les catholiques, minoritaires au Népal, n’ont pas pris position publiquement sur ce sujet. (apic/eda/pr)



