Népal: Plus de 600 «Kalamaris» descendent dans la rue
Pour dénoncer les violences que ces fillettes subissent
Katmandou, 8 janvier 2009 (Apic) Plus de 600 «Kalamaris», fillettes pauvres employées comme domestiques et victimes le plus souvent de graves abus, ont entamé une protestation dans la capitale népalaise, à Katmandou, pour revendiquer la fin des violations des droits des enfants et des femmes.
Le Bureau des Nations Unies au Népal a exigé du gouvernement l’application d’une norme d’il y a huit ans, renforcée par la suite par une décision de la Cour suprême népalaise mettant hors la loi ce phénomène d’exploitation.
Des petites filles âgées de six ou sept ans et issues de la minorité ethnique rurale Tharu, qui vit dans les districts du Népal occidental (la région la plus pauvre du pays), sont envoyées au service des riches familles des villes, où elles travaillent jusqu’à 20 heures par jour, sans salaire, et subissent des abus physiques, psychologiques et sexuels, outre le fait d’être exclues du système éducatif.
«Il est clair que des parents envoient leurs filles pour devenir Kalamaris en dernier ressort, quand ils sont sous pression pour régler leurs dettes», a commenté Richard Bennett, représentant du Haut Commissariat aux Droits de l’homme à Katmandou, mettant en outre l’accent sur la traite des êtres humains dont elles sont souvent victimes, les fillettes étant cédées pour quelques dizaines de dollars et la seule promesse d’un avenir meilleur.
L’ONU sollicite en outre l’ouverture d’enquêtes sur le sort de nombreuses Kalamaris disparues et la mise en place de procès pour abus et violences ainsi que le versement de dédommagements et l’élaboration de programmes d’instruction et de réinsertion sociale des victimes. Les associations népalaises et internationales ont libéré à ce jour près de 5000 filles. (apic/misna/pr)



