Neuchâtel: A la découverte de «L’Evangile de Judas», récemment restauré et traduit
Conférence du professeur Andreas Dettwiler
Neuchâtel, 8 mars 2007 (Apic) «L’Evangile de Judas», récemment restauré et traduit après de longues années d’ignorance et d’oubli, est au programme de la dernière conférence du cycle d’hiver 2006/07 organisé par le groupe de discussion de la paroisse réformée de Neuchâtel et le ThEF, le Centre cantonal «Théologie Education Formation» de l’Eglise réformée évangélique du canton de Neuchâtel (EREN).
Ce thème «chaud» sera abordé par Andreas Dettwiler, professeur de Nouveau Testament à la Faculté de théologie de l’Université de Genève, lieu le 22 mars à 20h au Temple du Bas, à Neuchâtel. Le professeur d’origine soleuroise va-t-il livrer au public des secrets du «traître» Judas ?
Le baiser de Judas
Quelques fragments de papyrus d’écrits chrétiens en copte sahidique ont été découverts en Moyenne-Egypte à la fin des années 1970, datés du IVe -Ve siècle, entre autre l’Evangile de Judas. Il a changé de main plusieurs fois, pour disparaître dans un coffre pendant quinze ans. Il refait surface en 2001 dans un état très abîmé: des pages manquent et d’autres ont été mutilées.
Nous fait-il découvrir une nouveauté fracassante, révèle-t-il des secrets sur les origines du christianisme et de l’Eglise? Judas Ischariote, celui qui trahit Jésus, le Christ selon les Ecritures, devient une sorte d’archétype de la trahison par un baiser. Il devient le bouc émissaire des fautes. Faut-il réhabiliter cet homme ?
Le rôle de Judas semble être perçu différemment dans l’Evangile qui porte son nom: il devient héro, celui qui doit délivrer Jésus de son enveloppe charnelle. C’est lui qui comprend véritablement le message du Christ. L’EREN invite le public à redécouvrir un des personnages les plus mystérieux du premier christianisme en compagnie du professeur Andreas Dettwiler. (apic/com/eren/be)



