Colloque oecuménique des aumôniers

Neuchâtel: aumônerie des hôpitaux

Neuchâtel, 23février(APIC) Le Neuchâtel: aumônerie des hôpitaux des hôpitaux neuchâtelois estime avoir son mot à dire dans le débat sur la planification hospitalière dans le canton. Il vient de le faire à travers six

«thèses». «L’efficacité technique ne doit pas primer, mais on doit prendre

en compte la dimension humaine et relationnelle», souligne le diacre Gérard

Berney.

Le rapport du Conseil d’Etat neuchâtelois décrivait la réorganisation de

la politique hospitalière dans le canton et envisageait la fermeture partielle ou totale de secteurs dans certains hopitaux régionaux. Certaines

prestations devraient par la suite être regroupées dans un hôpital encore à

construire. Suite au tollé provoqué par ce rapport, les aumôniers des hôpitaux, qui se trouvent en relation tant avec le personnel soignant qu’avec

les malades, ont estimé utile de s’exprimer sur le sujet.

«Nous ne voulons pas faire de propositions techniques,» déclare le diacre Gérard Berney, «mais être associés dans un débat pluri-disciplinaire.»

Au début de janvier, six thèses ont été transmises au conseiller d’Etat

Maurice Jacot, actuellement responsable du dossier.

Les thèses veulent mettre en évidence une priorité accordée à l’être

humain, qu’il s’agisse des soignants ou des soignés. Pour le Neuchâtel: aumônerie des hôpitaux l’être humain est une personne aux multiples facettes

formant un tout. La dimension spirituelle et religieuse fait partie intégrante de son être; elle doit être prise en compte dans le processus global

de soins. La deuxième thèse affirme que la dimension relationnelle est aussi importante que la dimension technique. Une attention particulière doit

être apportée pour que l’environnement global du malade – en lien avec ses

proches – demeure le plus humain possible.

Quelles que soient ses ressources, chacun a droit aux mêmes soins,

affirme la troisième thèse. Par contre, la guérison, elle, n’est pas un

droit. Les aumôniers soulignent ensuite que chacun, dans la mesure de ses

capacités – éventuellement avec ses proches – doit pouvoir être partie

prenante des décisions médicales qui sont prises à son sujet par un

dialogue authentique dans un langage accessible.

La cinquième thèse concerne le personnel soignant qui est confronté

constamment à la maladie, voire à la mort, et à qui il faut offrir des

lieux de ressourcement et d’écoute afin de lui permettre de bien gérer les

tensions. Enfin dans le débat éthique actuel (génétique, greffe d’organes,

fécondation in vitro, euthanasie, acharnement thérapeutique, etc.) l’interpellation de la foi chrétienne doit être prise en considération, concluent

les aumôniers. (apic/spp/mp)

23 février 1994 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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