Résultat néanmoins très satisfaisant
Neuchâtel : Caritas a enregistré un léger déficit en 1996
Neuchâtel, 16 avril 1997 (APIC) Caritas Neuchâtel a enregistré, en 1996, un déficit de 2’926 francs sur un total de dépenses de 662’175 francs. Toutefois, 98’000 francs ont été virés à un compte de provision en prévision d’éventuels mauvais jours. Ce résultat réjouissant, alors que le budget prévoyait une perte importante, est notamment dû à un don de 20’000 francs de la Loterie romande et à un legs de 70’000 francs.
Les délégués à l’assemblée générale de l’institution neuchâteloise ont également appris que malgré ou à cause de la dureté des temps, la population a répondu plus généreusement que de coutume aux actions ponctuelles que sont l’Heure du pauvre (48’400 francs) et l’appel de mai (24’300 francs). Plus de 40’000 francs de dons individuels sont, en outre, tombés dans la caisse de Caritas Neuchâtel. Les subsides de l’Etat, de la Fédération catholique neuchâteloise et de Caritas Suisse complètent le tableau des recettes.
Les dépenses sont d’ordre administratifs et salarial. Caritas Neuchâtel emploie en effet douze personnes à temps complet ou partiel, ce qui représente huit postes et demi auxquels s’ajoutent de nombreux bénévoles dont on ne saurait se passer. Toutes ces personnes sont largement occupées, voire débordées, car les besoins sont grands, aussi bien à cause des problèmes engendrés par la situation économique qu’en raison de l’accueil et de l’accompagnement des nombreux réfugiés et requérants d’asile confiés à Caritas par la Confédération.
L’amplification et la diversité des besoins (près de 2 millions de francs dépensés sous forme d’aide l’an dernier contre 1,7 million en 1995), cela grâce à la manne fédérale, a d’ailleurs incité le comité à nommer un adjoint à la direction assumée par Françoise Currat, en la personne de Hubert Péquignot. Intégré à Caritas Neuchâtel depuis plusieurs années déjà, celui-ci aura principalement comme tâche la coordination entre les secteurs d’activité.
Présent à l’assemblée, le conseiller d’Etat Francis Matthey, directeur du Département des finances et des affaires sociales, a souligné l’excellent esprit qui préside aux relations entre Caritas Neuchâtel et l’autorité cantonale. Il a relevé l’importance du rôle joué par Caritas Neuchâtel dans le difficile environnement socio-économique actuel. Les institutions telles que Caritas et le Centre social protestant, qui collaborent d’ailleurs étroitement entre elles, ont, par rapport à l’administration, l’avantage d’être plus près des personnes et de pouvoir ainsi les prendre en charge humainement autant que financièrement, a encore souligné le conseiller d’Etat. Cette forme d’action est indispensable, a ajouté Francis Mattey pour qui le subside cantonal de 60’000 francs se justifie donc pleinement. (apic/com/fd)



