Neuchâtel: l’EREN reçoit 800 réponses à son questionnaire
«Feu sacré» sur internet pour l’Eglise réformée
Neuchâtel, 28 mars 2006 (Apic) L’Eglise réformée évangélique neuchâteloise (EREN) avait ouvert l’automne dernier un espace-débat sur le net. Les réactions ont été nombreuses, ouvrant des perspectives sur toute une série de questions cruciales pour l’Eglise et son avenir.
Les réactions à la consultation sur Internet de l’Eglise réformée évangélique neuchâteloise (EREN) sur son site En quête du feu sacré ont été un succès. Une synthèse des résultats a été donnée lors d’une Conférence de presse à la collégiale de Valangin le 28 mars. 800 personnes ont donné leur avis au questionnaire, partiellement ou complètement, ouvrant des pistes pour l’EREN sur des sujets cruciaux.
La démarche En quête du feu sacré a eu pour intention majeure de susciter un débat général d’orientation sur les questions de la consécration et des ministères dans l’EREN.
Le questionnaire invitait «à mieux cibler la place de l’Eglise dans la société et, partant, à mieux répondre aux besoins et attentes du public à son endroit», selon le rapport de synthèse sur internet (www.feu-sacre.ch).
Pour entretenir la flamme du débat, seize personnalités neuchâteloises, issues des milieux ecclésiastiques et de différentes institutions de la société civile, ont été invitées à prendre position. Pendant quatre mois, une lettre électronique hebdomadaire avec l’opinion de l’invité de la semaine a été envoyée à quelque 500 destinataires choisis.
La phase de consultation proprement dite a duré du 29 septembre 2005 au 3 janvier 2006, période pendant laquelle il était possible de remplir le questionnaire. Quant à la phase d’approfondissement, elle a consisté en une journée théologique au Louverain, le 9 novembre 2005. Ce colloque, mené en collaboration avec la nouvelle équipe de la Faculté de théologie pratique de l’Université de Neuchâtel, a permis d’examiner en détail les aspects théologiques et sociologiques du ministère pastoral. Un document de synthèse des contributions des professeurs Lytta Basset, Félix Moser, Pierre-Luigi Dubied et des débats a été rédigé par le pasteur Nicolas Cochand, responsable cantonal des ministères. Ce document a été mis en ligne sur le site.
4’500 personnes ont visité le site de l’EREN
La phase d’analyse a commencé à mi-février. Le site a été visité par quelque 4’500 personnes différentes; 787 questionnaires ont été remplis dont 58 intégralement. En outre, une quinzaine de réactions alternatives ou complémentaires, sous forme de lettres ouvertes, ont été envoyées sur le site. Seize personnalités se sont prêtées à l’exercice de l’opinion de la semaine. En quête du feu sacré ne s’apparente pas à un sondage, précise l’EREN. Sa démarche ne saurait non plus être assimilée à une enquête de satisfaction à propos de la réforme structurelle EREN 2003 précise l’Eglise réformée neuchâteloise. En quête du feu sacré a permis de recueillir un nombre impressionnant de pistes de travail, d’idées, de réflexions et aussi de questions.
Toutes réactions confondues, on peut classer les réactions selon trois types: La société traverse une crise généralisée du sens. Les Eglises doivent évoluer tout en restant fidèles aux idéaux qui les guident. La réponse au problème des ministères et de leurs types de reconnaissance est loin d’être unanime. Il ne fait toutefois pas de doute que les Eglises doivent être dotées de professionnels et de bénévoles bien formés.
Quels changements sont -ils attendus? L’Eglise doit apprendre à communiquer. Le ministre doit être, avec un message adapté, un médiateur entre le monde de la théologie et celui du public. Il doit encourager la promotion de valeurs constructives. Différents impératifs éthiques sont aussi avancés.
Concernant les laïcs engagés, il est généralement souligné qu’il convient d’imaginer des formes de reconnaissance de leurs compétences. Pour ceux de moins de 60 ans, il est souhaitable, voire envisageable de les consacrer. Concernant les différents scénarios possibles de consécration, celui qui recueille le plus de suffrages est celui de la consécration au ministère dans l’Eglise et installation dans une fonction particulière (3 % des réponses).
Le retour aux quatre ministères préconisés par Calvin (pasteur, diacre, enseignant et responsable d’Eglise) ne recueille, lui, que 5% des réponses. Quant au statu quo (consécration des seuls pasteurs et diacres) et à la suppression de la consécration au profit d’une reconnaissance, selon une forme à définir, des missions confiées à chacun, ils recueillent respectivement 27% et 28% des réponses. (apic/eren/vb)




