Pionnier dans le domaine oecuménique
Neuchâtel: Le Camp biblique de Vaumarcus fête ses 60 ans
Vaumarcus, 13 février 2004 (Apic) Le camp de Vaumarcus, dans le canton de Neuchâtel, a été lancé par les Unions Chrétiennes de Jeunes Gens (UCJG) en 1943. Son but était de former les animateurs des différents camps se déroulant sur place. Il s’est ouvert à tous, au point de devenir oecuménique et même pionnier dans ce domaine, depuis le début des années 70. Il célébrera ses 60 ans le 15 mai prochain.
Cette manifestation annuelle rassemble durant une semaine, en juillet, 150 participants «multi-âges», en grande majorité issus des Eglises catholique et réformée. Elle se déroule sur les hauteurs de Vaumarcus dans un site surplombant le lac de Neuchâtel. Certains intervenants ont marqué le camp de leur empreinte: Karl Barth, Pierre Bonnard, Daniel Marguerat, François Bovon, Jean-Bernard Livio, ainsi que de nombreuses autres personnalités du monde oecuménique d’Europe et d’Afrique.
De tous temps, les animateurs et organisateurs, dont plusieurs pasteurs et prêtres, ont souvent été recrutés dans les aumôneries d’étudiants et de jeunesse de Suisse Romande. Le CBOV se déroule sous la forme d’ateliers de 8 à 10 personnes, lesquelles se retrouvent chaque jour pour développer une technique d’animation en vue d’approfondir un thème biblique: musique, théâtre, expression artistique, expression théologique, sports, . Le travail en groupes est complété par des exposés théologiques, qui apportent un éclairage nouveau sur les textes. Les enfants et adolescents se retrouvent par tranche d’âge pour des animations à leur portée. L’édition 2004 se déroulera du 4 au 10 juillet et aura pour thème «Le Notre-Père, notre repère». Une prière tellement connue et récitée que sa signification peut se redécouvrir, affirment les organisateurs.
Messe et culte en alternance
Depuis plus de 30 ans, le CBOV est considéré par ses organisateurs comme pionnier dans le domaine de l’oecuménisme. La messe et le culte sont proposés chaque jour alternativement aux participants, qui y prennent part, et communient, en toute liberté. «Mais il n’est pas question de concélébration», précise Sandrine Meyer-Chanson, de Genève, membre de l’équipe d’animation et responsable des contacts avec les médias. Sans forcer sur la corde de la relation entre les Eglises, une équipe liturgique cherche à renouveler chaque année les célébrations et à exprimer sous de nouvelles formes l’unité entre les Eglises. Mais l’oecuménisme, pour les initiateurs, ne se déroule pas que sur le plan interconfessionnel. Le camp se veut «intergénérationnel» (il accueille des participants de 3 à 83 ans) et «inter-cantonal».
Une journée de retrouvailles
La journée festive du 15 mai sera marquée par le thème des retrouvailles. Elle s’adresse à tous les anciens participants, amies et amis du Camp, ainsi qu’aux paroisses, mouvements et responsables catholiques et réformés. Le comité d’organisation est d’ailleurs formé d’anciens organisateurs et de l’actuelle équipe d’animation. Les nouveaux locaux seront présentés aux participants dès 11h. Puis Laurence Berlot présentera son mémoire de maîtrise en théologie sur les 60 ans du Camp biblique oecuménique de Vaumarcus. Une célébration oecuménique, un repas festif et une soirée cabaret concluront la rencontre.
Pratique: des informations détaillées sur la journée du 15 mai et sur le CBOV sont disponibles sur le site internet www.cbov.ch
(apic/bb)



