Vers une recomposition des paroisses protestantes

Neuchâtel: Synode de l’Eglise réformée neuchâteloise

Neuchâtel, 9 mai 1999 (APIC) Le Synode de l’Eglise réformée de Neuchâtel (EREN) a terminé sa 14e législature le 5 mai à Lignières, en se faisant présenter le vaste projet d’adaptation des structures de l’Eglise réformée à la société neuchâteloise de demain. Au nombre de 52, les paroisses pourraient être recomposées en une quinzaine de paroisses nouvelles. Quant aux finances, elles demeurent toujours précaires, malgré le lancement de la campagne de dons «1 million de timbres pour un million de francs.

C’est le projet «EREN 2003», qui devrait occuper largement la prochaine législature de quatre ans à partir de décisions prises dès décembre 99 par le Synode. Pour l’heure le parlement de l’Eglise, siégeant sous la présidence de Marinette Masci en présence de 84 membres, s’est contenté de s’informer.

De majoritaire, l’EREN est devenue une Eglise parmi d’autres communautés religieuses du canton. Pour mieux exercer sa mission, elle doit simplifier ses structures. C’est ainsi que, présenté pour le Conseil synodal par le président J.-J. Beljean et l’un des concepteurs Jacques Péter, le projet vise à supprimer l’échelon régional existant entre les paroisses et l’Eglise cantonale. Au nombre de 52 aujourd’hui, les paroisses seraient recomposées en une quinzaine de paroisses nouvelles. Celles-ci se trouveraient bien entendu plus grandes, mais dotées d’équipes de ministres et de laïcs à compétences multiples. Les postes cantonaux, actuellement dispersés, seraient regroupés en trois centres touchant l’éducation et la formation pour l’un, la diaconie et l’entraide pour un autre, enfin la théologie, l’éthique et la prospective. On réorganiserait aussi le Synode, le Conseil synodal et les commissions synodales.

3’500 paiements en retard

Reste la dure réalité financière, à propos de laquelle a été lancée voici quelques jours la campagne de dons «1 million de timbres pour 1 million de francs». Le Synode a dû accepter les comptes 98 se soldant par un déficit de 436’000 francs sur un total de dépenses de 9,85 millions, le recul de la contribution ecclésiastique volontaire étant en cause. Et le «cafouillage» de services de l’Etat ne vient pas arranger les choses. Mercredi, 5 mai, 5’000 bordereaux de contribution n’étaient toujours pas partis et on comptait 3’500 paiements en retard… Tout cela joue un rôle évident dans le fait qu’en regard de l’an dernier, le retard des rentrées de la contribution se chiffre à 1,4 millions! Le Conseil synodal attend quelques jours encore pour que des promesses faites se concrétisent, avant de réagir avec fermeté. (apic/spp/pr)

9 mai 1999 | 00:00
par webmaster@kath.ch
Partagez!