Neuchâtel: Un «café théologique» protestant sur le thème de «Marie, Jésus et les femmes»
Des Marie confondues par le temps
Neuchâtel, 31 janvier 2006 (Apic) Un «café théologique» protestant, sur le thème de «Marie, Jésus et les femmes», est organisé le samedi 18 février 2006 de 16h à 18h au Max et Meuron, café du théâtre du Passage. L’hôte vient de Paris: il s’agit du théologien et pasteur protestant Antoine Nouis et auteur de nombreux ouvrages, dont «Un catéchisme protestant».
Depuis deux mille ans, la figure de Marie, la mère de Jésus le Christ, a été érigée comme modèle de la foi. Il est curieux par contre que le personnage de Marie Madeleine (Marie de Magdala), soit devenu un mélange de différentes Marie et figures féminines des Evangiles.
Le roman de Dan Brown, le «Da Vinci Code», donne un rôle clé à Marie de Magdala qui a pris la place d’honneur à la table de La Cène de Leonardo Da Vinci et qui aurait même assuré (!) la descendance de Jésus, le Christ. Le film «Mary» d’Abel Ferrara (actuellement dans les cinémas) intègre des parties de l’Evangile apocryphe de Marie trouvé à Nag Hamadi, en Egypte, en 1945. «Mary» relance – après les thèses provocatrices du «Da Vinci Code» – la question autour de l’énigmatique Marie ou des Marie confondues par le temps.
Marie de Magdala, la première à rencontrer le Christ ressuscité
Plusieurs Marie, toutes différentes, se trouvent dans le Nouveau Testament et parmi celles-là, il en est trois qui sont situées à des places fondamentales; ce sont Marie de Nazareth, Marie de Béthanie et Marie de Magdala. Très tôt le christianisme a mis en avant deux images féminines, celle de Marie, Mère de Jésus, et Marie, la pécheresse. Aujourd’hui la place des femmes en général et des Marie en particulier dans les Evangiles est reconsidérée à sa juste valeur.
Qui se souvient que Marie de Magdala a été le premier témoin de la résurrection, et qu’à ce titre elle devrait être le premier, la première, des apôtres ? En toute logique théologique, le théologien italien Paolo Ricca, a proposé, avec un brin de malice, que le pape soit une femme puisqu’elle était la première à rencontrer le Christ ressuscité.
Une nouvelle importance est ainsi donnée à cette femme apôtre. Pourrait-elle être une nouvelle indentification avec un personnage authentique et sa mise en route courageuse ?
Serait-elle une nouvelle orientation pour les Eglises ? La discussion est ouverte, relève l’une des organisatrices, Elisabeth Reichen-Amsler, animatrice diaconale à la paroisse réformée de Neuchâtel. (apic/com/eren/be)



