Bilan du représentant du Saint-Siège à l’ONU

New York: 55e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme

New York, 11 décembre 2003 (Apic) Mgr Celestino Migliore, représentant permanent du Saint-Siège à l’ONU, a déploré mercredi à New York que «le monde dans lequel nous vivons est marqué par les ombres de la guerre, du terrorisme, et d’autres menaces à la survie et à la dignité humaines».

La Déclaration des droits de l’Homme «doit rester une balise dans le long voyage de l’humanité vers une société plus juste» a déclaré Mgr Celestino Migliore, représentant permanent du Saint-Siège à l’ONU, lors de la 55e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, tenue le 10 décembre à New York.

«En cette année anniversaire», a-t-il poursuivi, «nous devons encore nous interroger sur la réalisation du droit de chacun à un ordre social et international garantissant les droits et les libertés figurant dans la Déclaration des droits de l’Homme».

Reprenant les mots de Jean Paul II, l’archevêque a rappelé que cette Déclaration universelle, qui a désormais 55 ans, est toujours ’l’une des plus hautes expressions de la conscience humaine de notre temps». Il a cependant aussi ajouté «qu’une grande partie de sa promesse restait à accomplir».

Sous la menace de la guerre

Mgr Migliore a déploré que  le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui soit placé sous la menace de la guerre, du terrorisme, et d’autres menaces à la survie et à la dignité humaines.

«La source de ces menaces se situe dans la négation de certains droits universels», a-t-il ajouté. Malgré l’existence de «violations sévères et constantes des droits fondamentaux», résultant notamment «d’un individualisme exagéré privilégiant la loi du plus fort «, Mgr Migliore ne perd pas espoir.

Jusqu’ici, en effet, a-t-il estimé, la Déclaration a eu un véritable impact sur de nombreuses résolutions promulguées par l’Assemblée générale et a eu un impact positif sur les Constitutions nationales et autres lois fondamentales promulguées ces dernières décennies. Selon lui, la Déclaration des Droits de l’homme continuera à être une balise «dans le long voyage de l’humanité vers une société plus libre et plus paisible». (apic/imedia/vb)

11 décembre 2003 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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