Le Saint- Siège pour une aide humanitaire à long terme
New-York: 59e Assemblée générale de l’ONU
New-York/Rome, 20 janvier 2005 (Apic) L’observateur permanent du Saint- Siège à l’Onu a appelé les membres des Nations Unies à «ne pas laisser passer» l’élan humanitaire suscité par le raz-de-marée dévastateur en Asie. Il s’agit de développer l’action d’entraide dans le long terme.
Pour Mgr Celestino Migliore, l’observateur permanent du Saint-Siège à l’Onu, qui s’exprimait devant la 59e Assemblée Générale, réunie à New-York le 18 janvier 2005, la catastrophe ne doit pas occulter les autres problèmes. Les nations du monde doivent «renforcer leur aide d’urgence, de réhabilitation et de reconstruction» – comme cela a été mentionné devant cette Assemblée -. Elles doivent aussi «saisir la bonne volonté» manifestée dans le monde entier, pour «faire avancer les objectifs humanitaires sur un agenda plus large», a déclaré Mgr Migliore.
Pour lui, il faut redoubler d’efforts «pour une solution politique rapide et juste» dans ces régions, qui souffrent toujours de conflits», a-t-il ajouté. En outre, l’observateur permanent du Saint-Siège à l’Onu a rappelé que «25 millions de personnes dans le monde souffraient toujours cruellement à cause de guerres largement causées par les hommes, de désastres et de mauvaises gestions», et qu’il ne fallait pas que la catastrophe causée par le raz-de-marée «détourne l’attention» de ces problèmes. Il a cité le programme SIDS (Small Island Developing States, programme de l’Onu) et l’examen prévu cette année des Objectifs de développement pour le Millenium (Millennium Development Goals).
Les conséquences du tsunami dureront sur le long terme
Mgr Migliore a déclaré: «Il incombe maintenant aux Nations unies de redevenir un chef de file fort, courageux et humanitaire, comme dans les meilleurs moments de son histoire», a-t-il encore déclaré. Insistant par ailleurs sur l’aide apportée aux victimes de la tragédie sud-asiatique, le diplomate a souhaité «que la solidarité des citoyens comme des gouvernements ne s’éteigne pas quand le monde se sera remis du choc initial de la calamité». Les conséquences du tsunami «dureront sur le moyen et le long terme» a-t-il ajouté.
En attendant, il a tenu à souligner que «les Ong (Organisations non gouvernementales) et les organisations religieuses devraient être autorisées à travailler directement avec les populations», et que «l’aide des fonds multilatéraux devrait être distribuée de façon équitable entre les régions affectées, sans biais politique, ethnique ou religieux «.
Le représentant du Saint-Siège à l’Onu s’est alors arrêté sur l’aide humanitaire apportée par l’Eglise catholique. «En coopération avec le Conseil pontifical Cor Unum, une très longue liste d’agences catholiques est déjà en train d’utiliser les fonds venant de partout, pour un montant de près de 5 millions de dollars». Une partie étant affectée à l’urgence et le reste à des projets de long terme» par le biais des réseaux locaux. «Nous insistons particulièrement sur l’aide aux enfants survivants dans les zones les plus affectées», a-t-il ajouté.
Enfin, l’archevêque a «félicité tous ceux qui ont été si rapides et généreux dans leur réponse au désastre causé par le raz-de-marée», notamment le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan et les membres des agences de l’Organisation. (apic/imedia/ar/vb)



