Le Saint-Siège refuse de signer
New York: Convention de l’ONU sur les personnes handicapées
Rome, 14 décembre 2006 (Apic) New York: Convention de l’ONU sur les personnes handicapées la convention de l’ONU sur les personnes handicapées, à cause, avance son représentant, du non-respect du droit à la vie.
L’observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU, Mgr Celestino Migliore, a indiqué qu’il était «incapable» de signer la première convention sur les droits des personnes handicapées cependant adoptée par consensus par l’Assemblée générale.
Intervenant le 13 Décembre 2006, à New York, devant les Nations Unies, le représentant du Saint-Siège a précisé que «malgré tous les articles salutaires» qu’elle contenait, cette convention ne respectait pas les droits à la vie.
«Le coeur du document ment concernant la réaffirmation du droit de à vie», a ainsi lancé Mgr Migliore, estimant que «les personnes handicapées ont été sous-estimées ou considérées comme étant d’une dignité ou d’une valeur moindre». Il a ainsi assuré qu’il cherchait avec sa délégation à «changer complètement cette supposition et à assurer la pleine jouissance de tous les droits de l’homme par les handicapés».
Le diplomate s’est arrêté alors sur l’article 25 de la convention, concernant spécifiquement la santé sexuelle et reproductive. Pour le Saint-Siège, a-t-il expliqué «l’accès à la santé reproductive» est un concept «qui ne considère pas l’avortement ou l’accès à l’avortement comme une dimension de ces termes».
Cependant, Mgr Migliore a souligné que le Saint-Siège était d’accord «avec le large consensus» qui avait été exprimé, selon lequel cet article ne créait «pas de nouveaux droits internationaux» et qu’il était simplement destiné à assurer que «le handicap d’une personne ne soit pas utilisé comme une base pour refuser une sécurité sociale». Mais le représentant du Saint-Siège a regretté que «même avec cette compréhension», l’Eglise avait dû s’opposer a l’inclusion d’une «telle expression dans cet article».
Selon les explications de Mgr Celestino Migliore, «dans certains pays, la sécurité sociale reproductive inclut l’avortement, refusant ainsi le droit inhérent à la vie de chaque être humain, affirmé par l’article 10 de la convention».
Choses à revoir
Par ailleurs, selon le haut prélat, «il est certainement tragique» que, là où le «défaut foetal est une condition préalable pour proposer ou utiliser l’avortement, la même convention, créée pour protéger des personnes handicapées de toute discrimination dans l’exercice de leurs droits», puisse être utilisée pour «refuser le droit très fondamental de la vie de personnes handicapées à naître».
C’est pourquoi, le nonce apostolique a expliqué que «malgré tous les articles salutaires» que contenait cette convention, le Saint-Siège était «incapable de la signer».
Pour la délégation du Saint-Siège, «le potentiel positif de la convention» ne pourra être réalisé seulement lorsque «des dispositions nationales légales et la mise en oeuvre par toutes les parties» observeront «entièrement l’article 10 sur le droit à la vie pour des personnes handicapées».
Rappelant que les handicaps représentaient «une préoccupation majeure» pour le Saint-Siège, Mgr Migliore a réaffirmé que les personnes handicapées devaient être «intégrées dans la société, complètement et avec compassion». Selon le nonce, ces personnes «possèdent des droits humains pleins et inaliénables». (apic/imedia/pad/pr)



