Les déclarations de l’ONU restent trop souvent lettre morte
New York: Droit des enfants à la vie et droit des parents à l’éducation
New York, 8 mai 2002 (APIC) Les déclarations de l’ONU sur les droits de l’homme ou des enfants demeurent souvent lettre morte, déplore le cardinal Alfonso Lopez Trujillo, président du Conseil pontifical pour la famille.
Trop souvent, les déclarations de l’ONU sur les droits de l’homme et sur les droits de l’enfant ne sont pas respectées par les délégations nationales qui font pourtant partie de cette organisation, notamment en ce qui concerne l’avortement, a en effet regretté le président du Conseil pontifical pour la famille, lors d’un meeting de responsables religieux, tenu le 7 mai à New York, en marge de la session extraordinaire de l’ONU dédiée à l’enfance (8 au 12 mai).
Le cardinal a par ailleurs insisté sur le droit des parents qui ne peut être nié par l’Etat.
«La Déclaration des droits de l’enfant, affirme le cardinal Trujillo, reconnaît qu’il doit pouvoir profiter d’une protection légale avant et après la naissance, elle reconnaît par ailleurs que le droit de tout enfant à la vie doit être protégé». «Or, souligne-t-il, beaucoup de délégations et de gouvernements refusent de reconnaître ce droit à la vie qui commence dès la conception».
Pour le cardinal, il est «surprenant de constater que ce sont ces mêmes délégations qui parlent au nom des personnes oppressées ou de ceux qui souffrent de discrimination».
Autre point de discussion pour le chef de la délégation du Saint-Siège au sommet sur l’enfance, celui de la famille. «Il existe un réel déni du droit des parents», regrette-t-il, «il existe un déni de leur environnement religieux ou social et une volonté de transformer le rôle de la famille dans la société et dans la vie de l’enfant».
Déclaration d’engagement
Le cardinal Trujillo fait ici allusion aux déclarations de certaines délégations ou de certains groupes de pression souhaitant que l’autorité de l’Etat en particulier en ce qui concerne l’éducation sexuelle et le droit à l’avortement prenne le pas sur l’autorité des parents. «Ainsi, a-t-il ajouté, si tout le monde est conscient du rôle des parents et de la famille dans la vie des enfants, certains détruisent la tradition au nom d’une pensée progressiste et ne se rendent pas compte que, malgré leur volonté d’aider les enfants, ils ne font que les priver d’un environnement sûr, aimant et riche».
Parmi les autres invités religieux, se trouvent l’archevêque de Canterbury Georges Carey, le grand cheik de l’Université Al-Azhar, Mohamed Sayed Tantawi, Anastasios, archevêque orthodoxe de Tirana et de toute l’Albanie, ainsi que le grand rabbin René Sirat, de la Conférence des rabbins européens.
Ces leaders religieux devraient présenter ensemble une «déclaration d’engagement» sur le rôle que doivent jouer les religions dans le cadre de la défense de l’enfance. (apic/imed/pr)



