L’homme n’est pas nuisible à l’environnement, affirme le Vatican

New York: Intervention de Mgr Migliore à l’ONU

Rome, 30 octobre 2007 (Apic) L’homme ne peut être considéré comme «un fléau ou une menace» pour l’environnement, a estimé l’observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies à New York, le 29 octobre. Mgr Celestino Migliore, qui intervenait lors d’un débat sur le développement à l’ONU, a aussi regretté que les pauvres soient les premiers à pâtir de la dégradation de l’environnement.

«Ma délégation croit que protéger l’environnement signifie plus que le défendre», a soutenu Mgr Celestino Migliore avant d’expliquer que «la protection de l’environnement implique une vision plus positive de l’être humain» dans laquelle «la personne n’est pas considérée comme un fléau ou une menace pour l’environnement, mais comme quelqu’un qui se juge responsable du soin et de la gestion de l’environnement».

Ainsi, a estimé le diplomate du Saint-Siège, «il n’y a non seulement aucune opposition entre l’être humain et l’environnement», mais «il existe une alliance inséparable dans laquelle l’environnement conditionne essentiellement la vie et le développement de l’homme tandis que l’être humain perfectionne et anoblit l’environnement par son activité créatrice.

«La crise environnementale est un défi moral», a également affirmé Mgr Celestino Migliore. Pour le diplomate, «tandis que nous cherchons à trouver la meilleure manière de protéger l’environnement et de parvenir à un développement durable, nous devons également travailler pour la justice dans les sociétés et parmi des nations». Ainsi, Mgr Migliore a invité à examiner le fait que, «dans la plupart des pays, aujourd’hui, ce sont les pauvres et les plus faibles qui endurent le plus directement le choc de la dégradation de l’environnement».

Lois insuffisantes

L’observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations unies a encore souligné que la dégradation environnementale qu’entraînent «certains modèles de développement économique» faisait comprendre que «le développement n’est pas simplement une augmentation de la production mais une approche équilibrée entre production, respect des droits des travailleurs et protection environnementale». Il a alors souhaité «une coopération internationale accrue dans laquelle la responsabilité de protéger l’environnement serait partagée équitablement entre pays en développement et développés, entre riches et pauvres».

Mgr Migliore a enfin estimé que les lois n’étaient pas suffisantes et que les changements de comportements nécessitaient «un engagement personnel et une conviction éthique de la valeur de la solidarité». (apic/imedia/ami/pr)

30 octobre 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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