La communauté internationale invitée à aider l’Afrique

New York: Intervention de Mgr Migliore à l’ONU

Rome, 21 octobre 2007 (Apic) Le Saint-Siège a invité la communauté internationale à donner un appui «décisif» à l’Afrique et l’aider ainsi «à répondre à ses défis et à consolider ses acquis». Mgr Celestino Migliore, Observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies s’est exprimé le 19 octobre 2007 à New York, au cours de la 62e session de l’Assemblée générale.

Pour l’Observateur permanent du Saint-Siège auprès des Nations Unies, «l’accélération de la croissance économique enregistrée en Afrique au cours de l’année écoulée» a atteint un «niveau inégalé par rapport aux 30 dernières années». Des «signes positifs» qui «contrastent avec les situations de conflits et les formes extrêmes de pauvreté difficiles à déraciner» en Afrique.

Mgr Migliore a aussi appelé la communauté internationale à «soutenir généreusement» des initiatives comme «le Système d’alerte rapide et ses sous-systèmes pour permettre au continent d’assumer sa responsabilité dans la prévention des conflits, le maintien et la consolidation de la paix après un conflit».

Dans son intervention à la tribune de l’Onu, le haut prélat a souligné que «l’intégration de l’Afrique dans le système commercial international» devrait l’aider à renforcer sa «compétitivité» sans pour autant «réduire sa capacité à protéger ses citoyens des effets indésirables des ajustements structurels et de la libéralisation du commerce». Mgr Migliore a aussi insisté sur la «responsabilité» des pays africains «d’instaurer la bonne gouvernance et des institutions publiques démocratiques, de faire un bon usage de l’aide et de mettre en place des mesures anticorruption».

Le diplomate du Saint-Siège a enfin souligné l’importance de trouver une «solution équitable aux déséquilibres du marché agricole international», ainsi qu’une «approche à la question des subsides à l’exportation des pays développés qui soient soucieuses des intérêts de l’agriculture africaine». Mgr Migliore a appelé à des «partenariats stratégiques» entre l’Afrique et les pays développés. «Ces partenariats doivent s’étendre aux mouvements des travailleurs qualifiés car l’Afrique souffre de la fuite des cerveaux», a-t-il ajouté. (apic/imedia/ms)

21 octobre 2007 | 00:00
par webmaster@kath.ch
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