Un modèle d’action contre la pandémie
New-York: L’ONU récompense le père Arkadiusz Nowak pour sa lutte contre le sida
New-York, 29 octobre 2000 (APIC) Un prêtre polonais, une journaliste de Polynésie française, une mère de famille du Malawi et un psychologue du Nicaragua ont été récompensés, la semaine dernière, par le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) pour leur combat contre le sida. Ils ont reçu leurs prix le 23 octobre au siège de l’ONU à New-York, à l’occasion de la Journée Internationale pour l’Elimination de la Pauvreté (JIEP), placée sous le thème: «rompre le silence sur le VIH/SIDA».
Le père Arkadiusz Nowak, 34 ans, est membre d’un Ordre catholique polonais qui œuvre dans le domaine de la santé, en fournissant une assistance directe aux malades. Depuis une décennie, il fournit une assistance aux personnes vivant avec le virus de la maladie. Il a ouvert le débat dans son pays sur le sida. Selon le PNUD, il est le premier représentant de l’église catholique polonaise à «à avoir défendu» les droits d’un groupe de toxicomanes séropositifs.
Dans un débat public télévisé, le père Novak a battu en brêche l’idée selon laquelle le sida est une punition de Dieu. Partout en Pologne, il est perçu comme l’artisan du changement de l’attitude de l’église catholique envers les malades du sida. Appuyé par le ministère de la santé de son pays, le religieux a ouvert en 1990 le premier centre d’accueil pour malades du sida. En 1998, il a mis en place à Varsovie un second centre qui apporte des soins médicaux aux consommateurs de drogues. Il n’a cessé de faire pression sur le gouvernement polonais pour l’adoption d’une loi sur la prévention de la toxicomanie. A son initiative, les autorités ont introduit une nouvelle procédure de traitement des effets de la drogue. Le père Nowak a créé une fondation humanitaire de soutien aux sidéens.
La Pologne compte plus de 20’000 personnes malades du sida sur 38 millions d’habitants. Les 5’700 cas enregistrés et suivis par l’Etat, plus de la moitié est constituée de drogués.
Le PNUD a lancé la JIEP pour mobiliser l’opinion publique, les hommes politiques et les religieux, autour de l’élimination de la pauvreté. Quelque 2,8 milliards de personnes vivent dans le monde avec moins de 2 dollars par jour, et 1,2 milliard parmi eux survivent avec 1 dollar ou moins encore. De nombreuses populations n’ont pas accès à une alimentation suffisante et équilibrée, à un logement, à l’eau potable et à un système sanitaire adéquat. Le PNUD a fait de l’éradication de la pauvreté son objectif principal dans les 174 pays et territoires qu’il sert. Dans cette perspective, le VIH/SIDA est considéré comme un défi majeur de la politique de développement. (apic/com/mjp)



