Faire face aux divisions entre le monde musulman et l’Occident
New York: Le 1er rapport de l’Alliance des civilisations va paraître en novembre prochain
New York, 19 septembre 2006 (Apic) Les problèmes d’éducation, de jeunesse, d’immigration, des femmes et des médias sont les priorités du premier rapport de l’»Alliance des civilisations». Cette Alliance veut faire face aux divisions entre le monde musulman et l’Occident. Son 1er rapport doit être adressé, en novembre prochain, au Secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan.
C’est en juillet 2005 que le Secrétaire général de l’ONU a lancé une initiative pour une «alliance des civilisations», un mouvement destiné à combattre les divisions, les préjugés, les incompréhensions entre les cultures, notamment islamiques et occidentales, qui menace de manière potentielle la paix dans le monde.
Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan sont à l’origine de cette initiative qui veut combattre les extrémistes de tous bords.
Selon le ministre d’Etat turc, Mehmet Aydin, co-président du «Groupe de haut niveau» de l’Alliance (Ghn), la question de la politique d’intégration des immigrés dans leurs pays d’accueil sera également abordée dans le rapport, rapporte l’ONU.
L’Alliance des civilisations est constituée d’un Ghn de 19 membres. Elle a été créée en juillet 2005 par Kofi Annan pour réfléchir à des solutions aux «divisions croissantes» entre le monde musulman et l’Occident. Elle regroupe des personnalités politiques, diplomatiques et culturelles mondialement reconnues, de tous les continents.
Les membres du groupe se sont réunis pour la troisième fois à New York. Leur première et seconde réunion ont eu lieu successivement à Palma de Majorque (Espagne), en novembre 2005, et à Dakar, en juillet dernier. L’élaboration du rapport qui doit être remis à Kofi Annan à la mi-novembre était au centre de réunion de l’Alliance des civilisations qui s’est achevée lundi à New York. Le Groupe devra émettre des recommandations concrètes pour répondre collectivement à la montée de l’intolérance, de l’extrémisme, de la violence et du terrorisme.
Lors d’une conférence de presse, à la fin de la réunion de New York, le ministre turc a déclaré que le Groupe avait fait des «progrès significatifs» vers un texte final. Les membres du Ghn ont ainsi estimé que les Nations Unies et les organisations internationales doivent jouer un rôle plus important dans la préservation de la paix et de la sécurité internationales, a-t-il indiqué. «Il y a un sentiment général que les droits de l’homme et les valeurs partagées communément dans notre monde doivent être soutenues, et aucune concession ne doit être faite, quelles que soient les circonstances, si ces valeurs communes sont menacées», a-t-il ajouté. Le Ghn est co-présidé par l’ancien directeur général de l’UNESCO, l’espagnol Federico Mayor, et le ministre d’Etat à la présidence turque, Mehmet Aydin.
Parmi les membres du Groupe de haut niveau figurent l’ancien président iranien Mohamed Khatami, l’ancien ministre des Affaires étrangères français Hubert Védrine, le conseiller spécial du roi Mohammed VI du Maroc, André Azoulay, et Moustapha Niasse, ancien Premier ministre, et plusieurs fois ministres des Affaires étrangères du Sénégal. Pour l’ONU, les divisions entre les cultures et les religions, notamment islamiques et occidentales, menacent, «de manière potentielle», la paix dans le monde. (apic/ibc/be)



