Satisfaction à Rome
New York: Les Nations Unies adoptent une résolution fixant le statut du Saint-Siège à l’ONU
Rome, 4 juillet 2004 (Apic) L’Assemblée générale de l’ONU a adopté le 1er juillet à New York à l’unanimité le texte d’une résolution qui reconnaît au Saint-Siège le droit à une participation plus active aux travaux de l’Assemblée, confirmant son statut d’Observateur permanent.
Dans une déclaration publiée le 2 juillet par la salle de presse du Saint-Siège, son représentant à l’ONU, Mgr Celestino Migliore a remercié l’Assemblée, rappelant que ce renforcement intervenait l’année du quarantième anniversaire de la présence du Saint-Siège à l’ONU.
Pour lui, «cette résolution est un pas important en avant et reflète les valeurs élevées et les intérêts collectifs partagés par le Saint-Siège et les Nations Unies». «Nous sommes engagés dans les mêmes objectifs, a-t- il ajouté, qui nécessitent la protection des droits fondamentaux de l’homme, la préservation de la dignité et des valeurs de la personne humaine ainsi que la promotion du bien commun».
Cette résolution onusienne est la formalisation d’un statut dont bénéficiait déjà, dans les faits, la Mission permanente du Saint-Siège. Cependant, ce texte donne au Saint-Siège la possibilité d’obtenir un droit de réponse aux interventions qui feront référence au Saint-Siège et il pourra aussi faire circuler ses propres textes comme documents de travail aux cours des Assemblées générales de l’ONU.
Au Vatican, on estime que l’Assemblée générale – un des six organes majeurs des Nations unies – est importante, dans la mesure où les représentants ont un vote équivalent, indépendant de la taille géographique ou démographique du pays et du poids politique et économique de l’Etat.
Présence active
Si le Saint-Siège n’a pas le statut de membre de l’ONU et donc le droit de vote, son «intérêt» est plutôt de maintenir une présence active et efficace, avec un droit de parole et jouant ainsi un rôle «de tribune mondiale». Le statut de membre à part entière impliquerait le Saint-Siège dans des questions d’ordre politique, militaire et économique qui ne sont pas de sa compétence, estime-t-on au Vatican, même si la Charte de l’Onu et le droit international n’excluent pas une éventuelle adhésion du Saint- Siège en tant que membre à part entière de l’Onu.
Interrogé sur les ondes de Radio Vatican le 2 juillet 2004 sur l’initiative récente de certains groupes de pression qui demandaient un retrait du Saint-Siège de l’ONU, Mgr Migliore a précisé que ces initiatives étaient d’ordre «idéologique» et venaient de «groupes d’intérêts contraires aux convictions et aux positions du Saint-Siège sur les questions relatives à la vie».
Le statut demeure inchangé
«Le statut de membre ou d’observateur à l’ONU, a-t-il expliqué, s’articule sur des arguments de caractère juridique et non pas idéologique». «Et il est juste qu’il en soit ainsi», a commenté l’archevêque italien, précisant que «c’est une garantie démocratique qui permet la participation aux débats de tous les membres de la communauté internationale qui peuvent avoir des positions divergentes, mais se réunissent pour débattre et négocier dans l’intérêt du bien commun».
Exprimant ainsi sa satisfaction pour cette résolution, Mgr Migliore a enfin confirmé que le statut du Saint-Siège reste bien celui d’observateur permanent mais «précise et renforce sa présence», lui donnant un statut «plus clair et plus favorable». «C’est donc une participation plus ample, beaucoup plus fluide, et sur la base d’un statut reconnu par les 191 pays» qui composent l’ONU actuellement. (apic/imedia/pr)




